Archive pour la catégorie 'La vie du Parti'

Intervention de JC Cambadélis lors du dernier bureau national du Parti.

 

Pour finir, un mot sur le congrès. Je pense que la première des rénovations,la première des reconstructions, la première des novations, c’est de changer la manière dont nous préparons notre congrès. Si notre prochain congrès, c’est à nouveau des motions totalisantes, qui sont, en fin de compte, l’expression de petits partis qui traitent tous les problèmes de la société, eh bien mes chers camarades, les Français ne s’y retrouveront pas. Le problème qui nous est posé, c’est de faire un congrès utile et pour cela, il serait bon, au lendemain de notre convention qui nous réunira, j’espère, sur la question de la déclaration de principe, de fixer nous-mêmes les questions, la dizaine de questions ou les cinq questions, ou les douze questions, peu importe, mais les questions en rapport avec ce à quoi sont confrontés les Français. Le congrès doit répondre aux questions que les français se posent, nous aurons à y répondre. Ce sont des questions pratiques. Cela n’exclu pas les questions stratégiques, les questions politiques.Mais c’est à partir de questions que nous devons débattre et trancher l’orientation politique. Sinon, nous resterons chacun dans nos boutiques. Or, ce dont a besoin le Parti socialiste, au lendemain de sa victoire des municipales, c’est de réponses et d’unité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le plus dur reste à faire …

C’est ainsi que le journaliste de la république du centre termine son article rapportant la conférence de presse que nous avons tenue juste avant la réunion ouverte à l’ensemble des camarades et sympathisants socialistes d’E&L le mercredi 7 novembre dernier. Le plus dur reste à faire car, si la démarche est d’évidence la bonne : F Réfléchir à ce que doit être la doctrine et le fonctionnement de notre Parti pour le hisser de façon stable à 35% des intentions de voteRappelons pour mémoire que notre candidate était à peine à 26% au premier tour de la présidentielle et cela sans candidat ni du PRG, ni du MDC !, il n’empêche que nos camarades se sont peu mobilisés. Qu’en déduire ?Que le débat sur les idées ne motive pas autant qu’on le dit dans notre parti ?

  • Ou que la date était mal choisie ?
  • Ou que le calendrier de chacun(e) d’entre nous est déjà bien rempli et qu’il est difficile de se libérer ?
  • Ou que les camarades qui ne se reconnaissent pas dans les idées que nous défendons n’ont pas envie de venir ?
  • Ou …

Les raisons sont probablement multiples.  Cependant, même en comité restreint, nous avons débattu des points suivants : 

  • Les orientations de notre Parti doivent être claires et se dégager clairement.

Pour nous, ce sont en particulier :Ø      le réformiste, Ø      la culture du compromis social pour le coproduire ; Ø      l’internationalisme ; Ø      la défense de l’environnement…

  • Le fonctionnement de notre Parti :

Ø      Il doit être davantage pluraliste (faire adhérer plus de salariés du secteur privé, …) ; Ø      nous devons dégager une majorité la plus large possible mais avec une ligne claire ; Ø      et pour cela, il nous faut faire davantage vivre notre Parti par exemple en créant en son sein une université populaire et peut-être tout simplement mieux faire diffuser en notre sein les bonnes pratiques de telle section ou telle fédération !  

  • L’après élections présidentielle et législative :

Ø      pour la première fois après une défaite, nous n’entendons pas de responsables de notre parti se réfugier dans la radicalité mais plutôt prôner une voie réformiste ; c’est la voie que nous défendons depuis de nombreuses années !·       L’émancipation : Ø             pas de socialisme sans émancipation ! Mais de quoi doit-on s’émanciper ? De l’autorité bien sûr mais surtout de sa condition lorsque celle-ci est précaire. Nous devons donc y aider en particulier en luttant pour l’égalité réelle (service public de la petite enfance, …).   ·       Le statut de l’élu : Ø               il faut faire en sorte de faire bénéficier les salariés du privé des mêmes possibilités de retour à la vie professionnelle à la fin de leurs mandats que celles dont bénéficient les salariés du public. Et nous avons la conviction que, si notre prochain congrès ne fait que mettre sur orbite un(e) candidat(e) à la prochaine élection présidentielle, nous perdrons une nouvelle fois celle-ci. La victoire passe par une rénovation ou une refondation (peu importe le terme pourvu qu’on le fasse !) de notre doctrine et de nos pratiques.  Si vous le pensez également, nous avons envie d’en débattre avec vous. Et nous sommes prêts à organiser autant de réunions que nous trouverons de thèmes à évoquer. Le plus dur reste donc à faire… mais l’enjeu est de taille : une victoire durable aux prochaines élections présidentielles !

Deux réactions à la lecture de la dernière lettre de notre premier fédéral Patrick

Un préalable à ces deux réactions : au poste où est Patrick, il ne pouvait probablement pas avoir un autre discours. Cependant, pour faire avancer le débat et notre parti, la lettre de Patrick me conduit aux deux réflexions suivantes : 1)      je partage son affirmation lorsqu’il écrit que « s’est développé depuis plusieurs années, …, une culture de la transgression qui conduit à toutes les dérives ». Je veux seulement ajouter que, pour moi, le point de dépassement de la ligne jaune a été franchi lorsque certains camarades n’ont pas respecté le vote interne sur le traité constitutionnel. Nationalement, il s’agit de JL Mélenchon, H Emmanuelli et L Fabius en particulier. 2)     Je ne pense pas possible (humainement) que « cessent les rivalités au soir du résultat ». C’est pourquoi il me paraît indispensable que nous mettions en place une procédure de recherche de compromis avant de passer au vote de désignation. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que nous prônons pour le dialogue social ? D’abord la négociation avant l’affrontement ! A nous d’être cohérent en appliquant à nous même ce que nous pensons bon pour les autres ! J’ajouterai que, nous avons connu sur le canton de Mainvilliers, une situation de primaire interne, où le camarade arrivé en deuxième position a « cessé toute rivalité » ; il n’a fait aucune déclaration et a même accepté de participer à la réunion publique de fin de campagne organisé par le camarade désigné. Mais à quel prix pour sa santé ? J’ajouterai enfin que, lors de la désignation de notre candidat(e) à la présidentielle, les deux candidats battus ont cherché à joindre au téléphone la candidate désignée pour la féliciter dans les heures qui ont suivi l’annonce du résultat. Dans ce cas, c’est la candidate désignée qui n’a pas voulu leur parler ! Nous ne gagnerons jamais autrement que par défaut si nous ne trouvons pas une procédure socialiste (donc humaniste et pas seulement démocratique) pour « sélectionner » les ambitions personnelles (par ailleurs légitimes) en les rendant compatibles par leur complémentarité.

La question:

« Selon vous, comment et surtout quand le PS a-t-il intérêt à désigner son candidat pour les présidentielles ? »


 

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