Assemblée générale de besoin de gauche
Alfortville ; 25/01/2009
Quelques unes des interventions
A noter qu’un dossier était remis à l’entrée à chacun des participants, dossier comprenant les textes envoyés par mèl il y a quelques jours.
Introduction de Pierre Moscovici :
- Ne sous estimons pas Nicolas Sarkozy qui a mis l’UMP en ordre de marche
- Contribuons à construire les conditions de la victoire en 2012 ; pour cela, ne soyons ni des béni oui-oui, ni des tontons flingueurs vis-à-vis de la direction du PS.
- Portons nos « exigences » : travailler sur le projet (conventions thématiques) ; s’opposer intelligemment ; être clair sur l’Europe ; ouvrir le parti (primaires) ; rassembler les réformistes.
Un camarade de S&D ayant rejoint la motion A dès la contribution informe qu’il y aura une réunion de la motion A le 14/02 prochain.
Sur la situation du parti et dans le Parti :
- Pour un scrutin à deux tours sur les motions , le(la) premier(ère) signataire de la motion arrivée en tête au deuxième tour ayant vocation à être premier(ère) secrétaire.
- Pour des primaires ouvertes à 4 millions de sympathisants de gauche (au lieu de 200 000 adhérents actuellement) ; primaires organisées par le PS sur inscription et avec une participation financière minime. Le rôle du (de la) militant(e) est modifié dans ce cas : il (elle) a la charge de faire campagne auprès des sympathisants … bref de faire de la politique ! Actuellement, notre candidat(e) a le choix entre deux options conduisant à la défaite : soit il (elle) colle au Parti et ne se fait pas accepter de l’électorat, soit il (elle) « décolle » du Parti et est rejeté(e) de celui-ci !
- Pour demander l’organisation de conventions fédérales y compris sur la méthode de désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle ; et les organiser nous même si le parti ne le fait pas ?
Sur les élections européennes :
- Ne surtout pas revenir au débat institutionnel
- Axer sur la nécessité de la réorientation de la politique européenne
- Faire campagne sur le manifesto (élaboré par le PSE)
- le triptyque européen est « paix, prospérité, démocratie » ; il faut y ajouter « politique extérieure, moyens stratégiques de celle-ci , débat sur les énergies et l’aide au développement.
- Il faut plaider pour une gouvernance mondiale (réforme OMC, FMI, …) ;
- L’Europe doit être un projet politique !
- Actuellement, le PS fait trop de « patinage sur place » sur cette question.
Sur la réforme des collectivités locales
- Il est inacceptable d’avoir deux types de scrutin différents pour les régionales : uninominal en milieu rural et à la proportionnelle en milieu urbain.
- Pour améliorer la lisibilité des compétences, on pourrait imaginer qu’au maximum deux collectivités financent le même projet ou qu’au minimum la collectivité proposant le projet finance au minimum celui-ci à 40%.
- Une solution qui pourrait faire un consensus assez large pourrait être d’élire les conseillers généraux et régionaux sur des listes présentées au niveau de la circonscription législative (celle-ci ayant maintenant une taille démographique proche).
- Pourquoi la modernité serait-elle synonyme de suppression de strates (niveaux) territoriales (territoriaux) ?
- Pourquoi ne pas aller vers un fonctionnement en « couple » ?: Couple entre communes et conseils généraux ; couple entre conseils régionaux et Etat …
- Le plus important est de définir l’articulation des compétences de chacun des échelons territoriaux.
- L’expérimentation n’est pas à rejeter
- Attention ! La droite va argumenter sur la proximité et la proximité n’est pas synonyme (en général) de politiques structurelles. Un(e) élu(e) de proximité (comme un conseiller général) aura tendance à « faire ses courses pour son territoire ».
Sur la crise actuelle :
- Elle est triple : crise de la bulle immobilière et bancaire aux USA ; crise du système financier (les règles prudentielles ont été détournées); crise des régulations mondiales (les notations ont perdu en crédibilité). Elle risque d’être durable (2, 3 ans, …)
- Lueur d’espoir : le plan américain de B Obama
- En Europe, il faudrait une politique coordonnée : baisse uniformisée de la TVA, …
- En France (comme dans les autres pays), il faut aider l’innovation, les PME, la croissance verte, la réalisation d’infrastructures.
- Ne faut-il pas surtout parler de rééquilibrage en faveur des salaires de la répartition de la valeur ajoutée ?
- L’un des problèmes n’est-il pas l’évolution des fonds de pension vers des fonds souverains ? Avec spéculation sur les matières premières.
- Les délocalisations rampantes actuelles concernent les services (vers l’inde, la Pologne, …)
- Il faut redéfinir des politiques régionales industrielles (comme la Bavière, la Catalogne, Grenoble, …)
Sur les politiques sociales
- Il faut là aussi définir des paramètres de régulation
- Notre système scolaire est trop sclérosé ; il renforce les inégalités.
- Ne pas oublier (avoir peur !) de rappeler l’efficacité des politiques sociales
- Ne pas avoir pour but que de réparer mais aussi d’anticiper, de prévenir.
- Ne pas cacher que cette politique aura un coût mais rechercher les solutions les plus efficaces!
- Travaillons réellement à la mise en place de la sécurité sociale professionnelle.
Intervention de François Hollande
- J’aurai pu dire « vous avez critiqué la synthèse, appréciez la division … »
- La droite française s’est unie comme jamais
- Ne pas sous estimer la lucidité de nos concitoyens qui savent qu’on ne peut pas tout promettre ; il faut affirmer des valeurs, porter le « récit de la France », et faire 4 ou 5 propositions fortes autour de l’emploi, de la santé, de la répartition des richesses, de l’éducation sans oublier l’Europe et l’international …
Clôture par Pierre Moscovici (discours qui doit être publié ; sur son blog ?)
Nous devons avoir 2 objectifs : penser la social-démocratie de notre temps et aider le PS à se préparer à l’échéance de 2012.
Nous avons « 4 marqueurs » : la politique économique et social ; un engagement européen sans faille ; un discours de vérité ; un parti franchement rénové.
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