Nous n’avons pas choisi collectivement de renoncer à inviter l’élection présidentielle au menu de notre congrès. Bien sur, cela n’a pas été dit clairement mais toutes les postures étaient prises en fonction de cette échéance. Et, ce qui devait arriver arriva : un parti coupé en deux avec des « camps » remontés l’un contre l’autre. En plus de cela, quelques voix seulement vont séparer la gagnante de la vaincue.
Nous sommes donc dans la pire des situations annoncées en particulier par Pierre Moscovici.
Que faire pour ne pas « descendre encore plus bas » (dans la perception qu’ont de nous nos compatriotes) ?
Déjà éviter de porter la question des votes en justice ! Certes, il faut vérifier les votes de chaque section (dans chaque département) et ensuite de chaque fédération au niveau national mais c’est à nous (parti socialiste, toutes motions confondues) de le faire. Demander à la justice d’intervenir ne peut que salir un peu plus notre parti. Qui y a intérêt ? Ni les militants, ni les français ! Certes, il y a des améliorations à apporter dans notre fonctionnement mais autant il faut AGIR en interne, autant il est CONTREPRODUCTIF de critiquer en extérieur.
Ensuite, il faut trouver les moyens d’agir ensemble. Cela ne va pas être simple. Et pourtant, il va falloir débattre entre nous de ce qui nous divise : quelle procédure pour la désignation de notre candidat à la prochaine élection présidentielle ? Quelle Europe proposer avec nos partis frères européens ? Quel choix énergétique pour demain ? …
Pour que ceci devienne possible, il faut réinstaller la confiance ; la confiance demande la transparence ; et la transparence ne pourra être possible que si nos règles de fonctionnement soient définies, claires et connues de tous. Nous avons fait en sorte que ceci soit possible au niveau fédéral (la « balle » est maintenant dans le « camp de la motion E »). Je suggère de faire quelque chose de semblable au niveau national.
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