Archive pour novembre 2008

Pour que demain ne soit pas pire qu’aujourd’hui …

 Nous n’avons pas choisi collectivement de renoncer à inviter l’élection présidentielle au menu de notre congrès. Bien sur, cela n’a pas été dit clairement mais toutes les postures étaient prises en fonction de cette échéance. Et, ce qui devait arriver arriva : un parti coupé en deux avec des « camps » remontés l’un contre l’autre. En plus de cela, quelques voix seulement vont séparer la gagnante de la vaincue.

Nous sommes donc dans la pire des situations annoncées en particulier par Pierre Moscovici.

Que faire pour ne pas « descendre encore plus bas » (dans la perception qu’ont de nous nos compatriotes) ?

Déjà éviter de porter la question des votes en justice ! Certes, il faut vérifier  les votes de chaque section (dans chaque département) et ensuite de chaque fédération au niveau national mais c’est à nous (parti socialiste, toutes motions confondues) de le faire. Demander à la justice d’intervenir ne peut que salir un peu plus notre parti. Qui y a intérêt ? Ni les militants, ni les français ! Certes, il y a des améliorations à apporter dans notre fonctionnement mais autant il faut AGIR en interne, autant il est CONTREPRODUCTIF de critiquer en extérieur.

Ensuite, il faut trouver les moyens d’agir ensemble. Cela ne va pas être simple. Et pourtant, il va falloir débattre entre nous de ce qui nous divise : quelle procédure pour la désignation de notre candidat à la prochaine élection présidentielle ? Quelle Europe proposer avec nos partis frères européens ?  Quel choix énergétique pour demain ? …

Pour que ceci devienne possible, il faut réinstaller la confiance ; la confiance demande la transparence ; et la transparence ne pourra être possible que si nos règles de fonctionnement soient définies, claires et connues de tous. Nous avons fait en sorte que ceci soit possible au niveau fédéral (la « balle » est maintenant dans le « camp de la motion E »). Je suggère de faire quelque chose de semblable au niveau national.

Résultats du deuxième tour en E&L

 

Les voici : 718 inscrits ; 362 votants ; 360 exprimés.

Martine Aubry : 184 voix (soit 51,11%)

Ségolène Royal : 176 voix (soit 48,89%).

Analyse par rapport au premier tour :

Il y a eu 5 suffrages exprimés en moins.

Benoit Hamon (candidat du premier tour non présent au second) avait obtenu au premier tour 95 voix.

La question est donc de connaître la ventilation de 90 voix (95 – 5).

En première approche, 73 se sont portées sur Martine Aubry et 17 sur Ségolène Royal.

Analyse par rapport à la primaire des dernières présidentielles :

Il y avait eu 181 voix exprimés de plus dont 159 s’étaient portées sur Ségolène Royal et 22 sur les deux autres candidats.

Quoi dire de plus ?

Qu’il n’y a que 8 voix d’écart globalement mais que les résultats varient énormément d’une section à l’autre.

Il y a :

les sections dans la « norme départementale » (où l’écart est très faible , avec des pourcentages compris entre 45-55 et 50-50) : , Nogent le roi et Vernouillet.

Celles où l’écart est faible (pourcentages compris entre 40-60 et 45-55) : Brou-Bonneval-Cloyes , Chartres, Lucé et Mainvilliers.

Celles où l’écart devient plus important (pourcentages compris entre 30-70 et 40-60) : Chateaudun, Dreux, Maintenon et Pays de beauce.

Et enfin celles où l’écart est très important (pourcentages compris entre 0-100 et 30-70) : Amilly, Courville, Illiers, Luisant, Nogent le rotrou, Senonches et Vallée d’avre.

PS : sont indiquées en italique les sections ( 11 sur 17) ayant voté majoritairement pour Martine Aubry.

Les résultats du premier tour en E&L …

374 votants ; 365 exprimés.

Martine Aubry : 111 voix

Benoit HAMON : 95 voix

Ségolène ROYAL : 159 voix

Comparaison par rapport au vote sur les motions.

Il y a eu 26 votants en plus ; 30 exprimés en plus.

Les motions A, B et F avaient totalisé 107 voix (98 + 7 + 2) et n’avaient pas de candidats au poste de premier secrétaire national.

On peut estimer que sur ces 137 voix (107 +30),

55 voix se sont portées sur Martine Aubry,

47 sur Ségolène Royal

et 35 sur Benoit Hamon.

Bien sur, la réalité peut être légèrement différente mais ceci donne la tendance de ce premier tour.

Evidemment, le résultat par section peut aussi s’écarter légèrement de cette tendance départementale.

Ainsi, sur Mainvilliers, sur 19 voix (13 voix de la motion A et 6 suffrages exprimés supplémentaires),

7 vois sont allées à Martine Aubry,

7 à Benoit Hamon

Et 5 à Ségolène Royal.

La rénovation à la sauce langue de bois

C’est ce qui m’est venu à l’esprit en écoutant ce matin François Rebsamen (à France Inter) prôner une rénovation du Parti Socialiste (ce que je souhaite mais les 3 candidats d’hier s’en réclamaient aussi …) et oser affirmer que les résultats obtenus sont justes à quelques décimales près !

Oser affirmer cela quand on sait que, pour les votes sur les motions, il faut en général une demi journée aux niveaux fédéraux et probablement une journée au niveau national pour que les résultats soient validés par les commissions de recollement des votes alors que pour le vote d’hier il n’y a eu aucune commission de ce type (ni aux niveaux départementaux, ni au niveau national) est, vous en conviendrez aisément, de la vraie langue de bois. Ce qui me dérange ? Que le même camarade, numéro 2 actuel du Parti Socialiste, se présente en même temps comme LE représentant des rénovateurs du Parti…

Ensuite, un exemple pour montrer que ces résultats ne peuvent pas être fiables à quelques décimales près. Hier, dans ma section, malgré une attention particulièrement vigilante des scrutateurs, des votes nationaux se sont glissés dans l’urne départementale (et vice-versa). Il a été décidé collégialement de ne pas compter ces votes. Ainsi, Ségolène Royal a obtenu 45% des votants et Martine Aubry 32,5%. Si nous avions comptabilisé ces votes déposés par erreur dans la mauvaise urne Ségolène Royal aurait obtenu 42,5% des suffrages et Martine Aubry 35,7%. Moins 2,5 points pour Ségolène, plus 3,2 points pour Martine. Vous avez dit « quelques décimales » ?

La première des rénovations ? Pour moi, le langage de vérité … Encore l’éthique, toujours l’éthique !

C’EST UN GRAND TORT…


17 novembre 2008

Le Congrès de Reims s’est conclu sur un échec retentissant, il s’est achevé sans que se dégage une orientation politique majoritaire, sans synthèse, après s’être déroulé dans la tension. Je ne vais pas revenir ici sur le film : vous avez suivi, heure par heure, la dramaturgie de cette catastrophe annoncée – relisez, si vous le voulez, mes derniers posts – et ce forum témoigne de votre passion, de vos inquiétudes, que je partage. Le Parti socialiste est en crise, il a montré aux Français sa face sombre, au moment où Sarkozy paradait au G20 – une rencontre d’ailleurs moins fructueuse qu’il ne l’espérait et ne l’a dit. Saurons-nous nous ressaisir ? L’enjeu de la semaine qui s’ouvre, décisive pour l’avenir de la gauche, est là. Je veux plutôt revenir sur les causes de ce désastre, et expliciter ma position sur les choix qui nous attendent.

« C’est un grand tort que d’avoir raison trop tôt » : c’était le titre des mémoires d’Edgar Faure, emprunté je crois à Turgot. Élu franc-comtois comme lui, je reprends aujourd’hui à mon compte cette formule. Car, reconnaissez-le, je vous ai décrit, jour après jour, la mécanique perverse d’un Congrès d’échec. À cela, je vois trois raisons principales. La première tient à nos « institutions », nos règles. Celles-ci superposent un parlementarisme absolu – la proportionnelle intégrale pour l’élection de nos instances – tel que celui de la IVe République, et le présidentialisme total – le vote des militants pour désigner le premier secrétaire – sur le mode de la Ve. Cette combinaison détonante porte le double risque de la fragmentation et de la division : nous pouvons, après Reims, avoir les deux. Deuxième cause, liée : la tentation de la présidentialisation du parti. J’avais prédit que celle-ci, dans un contexte où s’affrontaient plusieurs personnalités fortes, mais dont aucune ne fait naturellement l’unanimité, ne pouvait que déboucher sur un choc violent et nullement conclusif : quel que soit le résultat de vendredi, le match continuera. En attendant, cela ne facilite pas la remise au travail collectif pour laquelle j’ai tant milité. Troisième facteur, enfin : l’irresponsabilité de certains dirigeants, qui ont poussé à ce choc absurde. On comprendra que je sois plus particulièrement critique à l’égard de ceux qui ont cassé sciemment, méthodiquement, la famille sociale-démocrate qui aurait pu, unie, jouer un rôle central dans ce Congrès. Mais foin du ressentiment : c’est une impasse générale qui a abouti à la triste fin, que vous connaissez, de la commission des résolutions du Congrès de Reims.

Alors, que faire ? J’ai été, vous le savez, un acteur très sollicité de ce Congrès. Je me suis efforcé d’y jouer un rôle stabilisateur, j’ai été évoqué ici et là comme une solution, j’ai refusé de choisir entre le « TSS » et le « tout pour Ségolène ». La motion A ne sera pas présente dans le vote qui vient : Bertrand Delanoë n’a pas souhaité ajouter la confusion à la confusion, et vivre une nouvelle épreuve face au risque d’une coalition hostile, je le comprends. Mais cette situation est pour nous délicate, indéniablement, car dans ce Congrès, il était notre candidat, le seul. Comment affronter cette passe difficile ? J’ai, pour cela, trois convictions. D’abord, je ne souhaite pas – après en avoir parlé avec liberté et amitié à Bertrand, qui admet ma position comme j’accepte la sienne – donner de consigne de vote. Je demande que ce soit compris et respecté. C’est pour moi le résultat logique de ce dur week-end. En effet, si un choix, plutôt qu’un autre, s’était dégagé avec netteté, le Congrès de Reims se serait conclu autrement, et nous aurions participé à une majorité ou à une autre. Je voterai, bien sûr, je choisirai au premier tour, j’éliminerai au second – en fonction aussi, d’ailleurs, de ce que diront les candidats cette semaine. Que chacun le fasse en son âme et conscience, à partir de ses analyses et engagements, sans condamner celui qui ne pense pas comme lui : c’est ce que je suggère à tous ceux qui veulent bien m’écouter, me suivre parfois. Mais attention, ce vote ne peut pas, ne doit pas signifier la fin de la motion A. Celle-ci, dans un parti qui peut connaître une période de convulsions et d’instabilité comparable aux lendemains du Congrès de Rennes, doit, au-delà des choix différents de chacun sur le Premier secrétaire, rester un pôle de cohérence, de stabilité, un repère pour les militants et pour les Français. Elle doit donc, absolument, rester unie, dans les fédérations et à l’échelle nationale, vivre, contribuer au bon fonctionnement du parti. Cela a une conséquence : si nous n’avons pas de consigne de vote collective cette semaine, nous devrons, après qu’un(e) Premier(e) secrétaire ait été élu(e), être pour lui, ou elle, des partenaires exigeants, qui ne renoncent à aucune de leurs idées, de leurs conceptions du parti. Nous ne pouvons pas, ne devons pas être dans l’abstention récurrente, dans l’abstinence, faire la grève du parti.

Vendredi au plus tard, le PS aura un leader, légitime mais fragile, mais il n’aura pas de direction. Il nous reviendra, alors, d’être les avocats de ce qui aura le plus manqué dans ce Congrès terrible : l’attachement à l’unité des socialistes, le réformisme conséquent, la cohérence des comportements. C’est ce pourquoi je me bats depuis des années. C’est ce pourquoi j’ai milité – non sans succès et sans audience, je l’ai mesuré tout au long de ces trois jours à Reims, mais sans convaincre tout à fait – depuis 2007. C’est ce pourquoi je vais continuer à me battre, avec mes amis de « Besoin de gauche », qui possède désormais une vraie représentativité dans les instances du parti, et dans le cadre de la motion A. La politique est une longue patience : j’en ai, je suis combatif, et je n’ai pas peur de l’ascèse. Je ne renonce pas à avoir, finalement, raison… à l’heure.

Le congrès fédéral en bref …

Les résultats définitifs tout d’abord :

717 inscrits (sont inscrits toutes les personnes ayant payé leur adhésion en 2006 même s’ils ne l’ont pas payé ni en 2007,ni en 2008)

348 votants ; 335 exprimés.

Motion A (B Delanoë, F Hollande, P Moscovici): 98 voix soit 29,3%

Motion B (écologistes): 2 voix soit 0,6%

Motion C (B Hamon): 60 voix soit 17,9%

Motion D (M Aubry, L Fabius, D Strauss-Kahn): 56 voix soit 16,7%

Motion E (G Collomb, S Royal): 112 voix soit 33,4%

Motion F (Utopia) : 7 voix soit 2,1%.

Les deux motions arrivées en tête réalisent toutes les deux des scores 4 points plus élevés qu ceux du niveau national. La différence est donc la même : 4 points (également !) d’écart en faveur de la motion E.

Il est difficile de comparer ces résultats avec ceux du dernier congrès ; cependant, à titre d’information, les résultats étaient les suivants : motion F Hollande 63,1%, motion L Fabius 11,7%, motion Utopia 2,7%, motion JM Bockel 0,1%, motion NPS (A Montebourg, V Peillon, B Hamon) 22,4%.

La comparaison la plus pertinente me paraît être celle avec le résultat des primaires présidentielles. Il y a avait alors eu 541 suffrages exprimés (206 de plus qu’au congrès !) ; Ségolène Royal avait obtenu 335 voix (soit 223 de plus qu’à ce congrès) ; Dominique Strauss Kahn et Laurent Fabius avaient totalisé 208 voix à eux deux (125+83), correspondant globalement au total obtenu à ce congrès par les 5 motions autres que celle de Ségolène Royal (223). Le principal enseignement est donc le fait que la motion de Ségolène Royal, bien qu’arrivée en tête, ne recueille que le tiers des voix qu’elle avait eu en tant que candidate aux primaires présidentielles.

Sur la base des résultats du congrès de ce jour, voici la composition des instances fédérales :

Pour le conseil fédéral :

Sur 20 titulaires : 6 motion A, 4 motion C, 3 motion D, 7 motion E

Sur 10 suppléants : 3 motion A, 2 motion C, 2 motion D, 3 motion E.

Pour la motion A,

les titulaires sont : Jean-Jacques Châtel (Mainvilliers), Valentino Gambuto (Dreux), Maurice Jomard (Nogent le roi), Birgitta Hessel (Dreux), Serge Fauve (Chateaudun), Laurent Fontaine (Dreux)

Les suppléants sont :Eric Confais (Luisant), Yann Lasnier (Nogent le roi), Noël Billard (Chartres).

La liste complémentaire (utilisée en cas de démission d’un titulaire ou d’un suppléant) : Célestin Dibao Dina (Chartres-Luisant), Jean-Luc Lécuyer (Dreux), Anne Roussel (Maintenon), Daniel Frard (Vernouillet), Anne-Marie Biney (Mainvilliers).

A noter que 9 postes (supplémentaires) du conseil fédéral seront pourvus par des secrétaires de section désignés par les secrétaires des 18 sections d’E²L (lorsque ceux-ci seront eux mêmes élus).

Pour la commission des conflits (5 titulaires) :

2 motion A, 1 motion C, 2 motion E

Pour la motion A, Jean-François Pichery et Daniel Frard se sont portés volontaires.

Pour la commission de contrôle des comptes (3 titulaires) :

1 motion A, 1 motion C, 1 motion E.

C’est Nicole Sion qui représentera la motion A.

Les statuts de notre parti prévoyant que les candidatures au poste de premier fédéral doivent être déposées lors du congrès fédéral,

Patrick Dubourg a annoncé qu’il était candidat à sa succession au titre de la motion E

David Lebon a dit que la motion D ne présenterait pas de candidat (1) mais se ralliait à la candidature de la motion C

La motion C a présenté la candidature de Jacques Jeoffroy

La motion A, celle de Jean-Jacques Châtel, en précisant qu’il s’agissait d’une candidature conditionnée à la non obtention d’un accord avec d’autres motions d’ici le jour du vote (20 novembre) et plus particulièrement de celle arrivée en tête (la motion E) sur la base du pacte de gouvernance distribué dans le courant de la journée du congrès (document donné ci-dessous).

Pour le reste, le débat a été réduit à sa plus simple expression puisqu’il n’a vraiment eu lieu que ¾ d’heure environ à partir de midi et grâce à notre intervention pressante de parler gouvernance de la fédération (ce que nous n’avons pas vraiment obtenu !) ; sinon nous n’aurions eu droit qu’à une présentation du rapport d’activités (sur lequel on a déjà voté !) et une prise de parole de chacune des motions. Drôle de conception du débat participatif et de la rénovation …

(1) Anecdote: David Lebon a dit ne pas vouloir présenter la candidature de Nicolas André en raison de celle de Jean-Jacques Châtel parce qu’il s’agit de deux élus du même canton , information confirmée ce jour par Nicolas André non présent au congrès fédéral. Le téléphone a chauffé entre 16H , heure à laquelle ma candidature a été décidée et 16H30, heure à laquelle David Lebon s’est exprimé …

Motion A : pacte fédéral de rassemblement

pour une gouvernance claire, collégiale,

éthique et fraternelle de notre fédération.

Ce pacte se décline selon les 13 points suivants qui devront être déclinés dans un plan d’action faisant l’objet d’une évaluation au minimum annuelle lors d’un séminaire.

1 Les délégations faites au premier secrétaire, au bureau fédéral et aux membres du secrétariat fédéral seront clairement définies et des comptes rendus de délégation seront faits lors des réunions de conseil fédéral. Une évaluation au minimum annuelle sera faite rassemblant le conseil fédéral, les secrétaires de section et les élus.

2 La répartition des postes des représentants de section au conseil fédéral sera faite collégialement.

3 Un calendrier semestriel glissant des réunions fédérales sera déterminé, autant que faire se peut, en fonction du calendrier national. Conseil fédéral, bureau exécutif fédéral et secrétariat fédéral devront être réunis au moins deux fois par trimestre.

4 Aucun sujet politique ne sera traité sans que l’instance adéquate du parti socialiste ait été réunie avec convocation en bonne et due forme .

5 La communication interne sera faite pour tous les adhérents qui l’accepteront par voie informatique ; elle sera améliorée par la réactivation du bulletin fédéral. Elle sera en particulier alimentée par les comptes rendus de délégations des secrétaires fédéraux et les comptes rendus de mandats des élus socialistes.

La communication externe devra répondre aux objectifs du plan d’action, être préparée collectivement, planifiée et évaluée régulièrement. Elle sera développée et complétée en faisant vivre un site Internet fédéral et en ayant des contacts réguliers médiatiques.

6 Tout le courrier fédéral sera porté à connaissance du conseil fédéral qui décidera de sa diffusion aux adhérents et des moyens de communication utilisée. Toutes les lettres de démissions ou d’exclusions seront portées à la connaissance de tous les militants; dans le cas de démission d’un poste de responsabilité (local, fédéral, …) , l’information portera également sur le (la) remplaçant(e) du (de la) camarade démissionnaire.

7 L’Union Départementale des Elus Socialistes et Républicains d’Eure et Loir fonctionnera en lien avec la fédération afin d’en faire aussi un outil de conquête et reconquête électorale (européennes 2009, régionales 2010 et cantonales 2011). Le Président de L’UDESR28 doit devenir l’interlocuteur premier de l’Association des Maires d’Eure et Loir pour l’organisation des élections au second degré qui suivent les élections municipales. Il saisira le bureau exécutif fédéral pour inscrire les sujets à traiter en conseil fédéral et informera celui-ci des résultats de l’action de l’UDESR28.

8 Un projet départemental socialiste sera réalisé en liaison avec l’UDESR28 et les conseillers généraux socialistes.

9 Les comités d’agglomérations seront mis en place conformément à notre règlement intérieur et devront travailler en liaison avec les élus de l’intercommunalité. Chaque fois que cela sera possible et souhaitable, un « comité d’intercommunalité » sera mis en place sur le périmètre d’une communauté de communes. Les comptes rendus des réunions seront réalisés et transmis à la fédération.

10 Des réunions à thème seront organisées en liaison avec les sections sur des périmètres correspondant aux thèmes traités. Leur format et l’ouverture des invitations seront décidées en fonction des sujets traités et des objectifs poursuivis. Elles seront, chaque fois que cela sera possible, ouvertes à l’ensemble des forces vives de la gauche.

11 La totalité du matériel national de présence militante (tracts, affiches) sera régulièrement proposé aux sections et mis à leur disposition sur leur demande. Ces actions comme toutes les autres devront faire l’objet d’une évaluation.

Une présence active et visible auprès de la population du département d’Eure et loir, subissant durement les effets de la politique gouvernementale sera assurée.

12 Des réunions de formation des militants seront à nouveau organisées notamment et en particulier dans le cadre de la formation des élus.

13 Au moins un temps de convivialité départementale ouvert sur l’extérieur (du type fête de la rose) sera organisé annuellement de même qu’un temps interne ouvert aux seuls adhérents (du type pique nique de rentrée).

Ce pacte a pour objectif de faire vivre notre intelligence collective au niveau de la fédération pour développer l’influence de notre parti et le rendre plus audible et crédible en s’ouvrant davantage à la société civile et en faisant du respect mutuel et plus particulièrement celui de la parole donnée la règle de base de notre groupe.

Les signataires de la motion A sont ouverts à tout rassemblement sur des bases incluant celles formulées dans le pacte ci-dessus.

Noël Billard, Alain Charron (Chartres),

Serge Fauve (Chateaudun),

Philippe Boulais, Patricia Carlu-Sagaz, Laurent Fontaine, Valentino Gambuto, Birgitta Hessel, Jean-Luc Lécuyer (Dreux),

Eric Confais(Luisant), Célestin Dibao-Dina (Chartres-Luisant),

François Normand (Lucé),

Jean-François Pichery, Anne-Marie Roussel (Maintenon),

Anne-Marie Biney, Josiane Chätel, Jean-Jacques Chätel, Sylvie Legendre (Mainvilliers),

Maurice Jomard, Yann Lasnier, Robert Migné (Nogent le Roi) ,

Michelle Proux (Nogent-le-rotrou),

Jean Thénaisy (Ozanne et Loir)

Geneviève Nespoulous, Nicole Sion (Vallée d’Avre),

Alain Fillon, Daniel Frard, Michel Maignan (Vernouillet).


 

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