Archive pour octobre 2008

Appel à voter de Pierre Moscovici


Chers camarades,

Au cours des semaines passées, j’ai eu plaisir à venir à votre rencontre, aux quatre coins de la France, à débattre avec vous sur les grandes orientations soumises à vos suffrages, à échanger sur l’avenir de notre parti. Jeudi prochain, 6 novembre, vous êtes appelés à voter sur les motions, dans le cadre du 75ème Congrès de notre parti.

Ce vote est essentiel. Il intervient alors que nous vivons une très grave crise financière et économique. Il intervient aussi à un moment paradoxal. Jamais nos idées n’ont été autant d’actualité et, pourtant, jamais nous n’avons autant peiné à nous faire entendre. D’un côté, notre conviction que la puissance publique doit prendre toute sa part dans la régulation du marché est reprise par tous, même par Nicolas Sarkozy qui en a fait le fil conducteur de ses derniers discours – mais pas de ses actes ! De l’autre côté, le Parti est encore trop souvent perçu comme un parti cacophonique, au sein duquel les décisions ne sont pas toujours respectées.

Notre première responsabilité, en tant que militants, est de nous rendre aux urnes dans nos sections : seul un vote important donnera à nos orientations politiques et à nos propositions la légitimité incontestable dont elles ont besoin pour exister dans le débat public et pour peser sur le cours des choses.

Notre seconde responsabilité de militants, c’est de faire un choix clair. Chacun est libre de son appréciation, et le débat, quand il est bien conduit, est tout à l’honneur de notre parti. Pour ma part, je vous appelle avec force à voter pour la motion A, conduite par Bertrand Delanoë et que j’ai signée. C’est une motion cohérente par son engagement réformiste et européen. C’est une motion qui veut remettre le parti au travail : elle propose, sur ma suggestion, des conventions thématiques sur tous les grands sujets à trancher par les militants. Elle ne confond pas 2008 et 2012, puisqu’elle dissocie le choix du premier secrétaire et le choix de notre candidat à la présidentielle, qui interviendra en 2011 selon des modalités qui seront choisies par les militants. C’est une motion équilibrée, puisqu’elle comporte des camarades d’expérience en même temps que des hommes et des femmes de renouveau. C’est enfin la seule motion à vocation majoritaire qui respecte vraiment les militants, en leur indiquant dès aujourd’hui quel est le chef d’équipe qu’elle propose pour animer le parti.

De votre vote dépend l’issue de notre congrès. Que la participation soit faible, et nos propositions seront affaiblies. Que les motions ne soient pas clairement départagées, et c’est à Reims, entre quelques  hommes d’appareil, que risque de se jouer l’essentiel, au détriment de la souveraineté des choix militants. Il est décisif qu’une motion structure la future majorité afin que le Congrès soit un Congrès de changement et non d’arrangements. A vous, par votre vote, de donner une orientation claire à notre parti. A nous, ensemble, de réussir le cycle politique qui s’ouvre avec les élections européennes de 2009, se poursuit avec les régionales de 2010 et les cantonales et sénatoriales de 2011, pour s’achever en 2012 avec les présidentielles et les législatives.

Dans tous ces combats qui se préparent dès aujourd’hui et dont le sort se joue d’abord à Reims, vous pouvez compter sur moi.

Amitiés socialistes,

Pierre Moscovici

Pour continuer le débat

Mes coups de cœur, cartons rouges et commentaires

lors de la réunion fédérale de présentations des motions

du samedi 25 octobre 2008

Carton rouge à Marie-Noëlle L pour avoir dit « je suis pour le dépassement du oui et du non au traité constitutionnel … sur la base du non ».

Un point débattu mais non tranché : le premier secrétaire doit-il être issu de la motion arrivé en tête avec charge à celle-ci de rassembler autour d’elle ou est-ce l’élection du premier secrétaire par les militants qui traitera de la question de la définition de la majorité de notre parti ? ma seule certitude : un clarification de nos règles de fonctionnement est nécessaire .

Un mini carton rouge à David L pour avoir dit « je préfère un rassemblement devant les militants qu’une synthèse molle au congrès » parce que l’un n’exclut pas l’autre ….

Un autre mini carton rouge à David L : « le cœur du congrès est : quel outil nous faut-il pour conquérir le pouvoir ? » parce qu’il faut aussi savoir ce que l’on fera avec le pouvoir … ce qu’il a en partie dessiner dans ses interventions.

Un carton rouge à Jean-Patrick G pour avoir dit « le réformisme assumé ne doit pas être le conformisme assumé » parce que c’est une attaque inutile vis à vis de la motion A qui pourrait être adressée à certains camarades de sa motion…

Un coup de cœur à Catherine T qui, au sujet de l’Europe a dit : « il n’y a pas nous et l’Europe ; nous sommes ensemble en Europe».

Un débat intéressant lancé par Marie-Noëlle L : « nous sommes pour un grand parti qui fédère toute la gauche ».

Coup de cœur ou carton rouge à Jean-Patrick G quand il dit : « les motions ne doivent pas être des mini partis » alors qu’il défend la motion de Ségolène R qui a créé Désirs d’avenir ? A vous de choisir !

Coup de cœur à Jean-Patrick G : « la ligne on la construit tous ensemble » et « le projet de construire l’Europe est plutôt d’inspiration anti-libérale ».

Coup de cœur à Catherine T : « l’autocritique est nécessaire, la flagellation est mortifère ».

Coup de cœur à Géraud G : « le débat à l’intérieur de la gauche a porté dans la première moitié du XXème siècle entre la révolution et le réformisme, dans la deuxième moitié du XXème siècle entre la première et la deuxième gauche ; il portera dans la première moitié du XXIème siècle entre la gauche productiviste et la gauche non productiviste ».

Une affirmation de Marie-Noëlle L à méditer : « les courants de gauche du PS se sont toujours alliés (avec un autre courant pour lui permettre d’être majoritaire) sur la base d’un carnet de route commun ».

Une information intéressante donnée par Marie-Noëlle L qui permet de comprendre en partie ce qui s’est passé à La Rochelle : « Nous (elle et Benoit H) avons refusé d’aller avec Martine A , Jean-Christophe C et Arnaud M (motion D) parce que ceux-ci voulaient intégrer Pierre M et Gérard C ».

Un carton rouge à David L : « le bilan de 10 ans du PS est à faire plus avec les uns qu’avec les autres » ; parce que les membres de la direction nationale du PS issus du congrès du Mans soutenant la motion D sont plus nombreux que ceux qui soutiennent la motion A…

Un coup de cœur à David L : « nous sommes pour une logique de conventions et devons inventer un vivre ensemble nouveau ».

Une information intéressante donnée par Jean-Patrick G : « une charte éthique des collectivités locales a été rédigée et peut être signée ».

Un coup de cœur à Jean-Patrick G : « compte tenu de notre culture parlementaire et du caractère présidentiel de la Vème république, notre parti doit trouver son équilibre entre son caractère institutionnel et mouvement ».

Autre coup de cœur à Jean-Patrick G pour avoir dit en même temps qu’il est incontournable de créer un parti qui soit un contre pouvoir médiatique et légitime de se poser la question d’une dérive vers un parti de supporters si on met en place la cotisation à 20 euros proposé par la motion qu’il défend.

Et encore deux derniers au même pour avoir dit « on a du mal à se mettre d’accord (entre socialistes) et on donne des leçons aux autres » et « nous (socialistes) faisons le pari de l’intelligence collective ; nous devons donc être le parti de l’intelligence collective » parce que je partage totalement ces avis qui sont trans-motions.

Mais aussi un dernier carton rouge à Jean-Patrick G pour avoir cité des signataires de la motion A (Jean G à Tours et Michel D à Grenoble) ayant fait l’alliance avec le Modem et avoir “oublié” le premier signataire de sa motion (Gérard C à Lyon)…


un blog ouvert à tous les camarades …

Quelle que soit la motion que vous défendez, vous pouvez vous exprimer sur ce blog … Alors n’hésitez pas à nous proposer des articles

Dominique Edmond et Jean-Jacques Châtel

Une synthèse de la motion A par JJ Châtel

Ma position avant de soutenir la motion A .

Sur la même ligne politique de Pierre Moscovici (qu’un non présidentiable –lui par exemple- soit le premier signataire (et donc le candidat au poste de premier secrétaire) d’une motion rassemblant le plus de réformistes possibles.

Pierre Moscovici n’a pas réussi (et nous non plus) à fédérer suffisamment de camarades autour de cette ligne.

Pourquoi j’ai signé la motion A ?

Parce qu’il faut en signer une pour participer à la gestion active de notre parti (y compris pour le niveau le plus bas : celui de la section) ; cela m’a obligé à faire un choix …

Parce que Pierre Moscovici a signé cette motion

Parce que cette motion est LA SEULE présentant un programme de travail et que celui-ci propose l’organisation de 7 conventions nationales dont une pour fixer les modalités de désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle.

Parce que je crois que Bertrand Delanoë est plutôt le meilleur pilote (dans celles et ceux qui sont candidats à ce jour) pour appliquer ce programme de travail.

Le contenu de la motion A (par thèmes) et quelques comparaisons avec les autres motions.

Introduction (p 11)

A Reims, nous proposons de choisir : un projet, une méthode, une direction.

Valeurs fédératrices et axes de travail : justice, liberté, progrès.

I) un nouveau contrat social pour une croissance plus durable, plus forte, plus solidaire .

1) Un nouveau modèle de développement conciliant écologie, croissance et justice sociale (p 13)

- Sur le nucléaire : débat public et contradictoire

- Politiques fondées sur la qualité, la durabilité des produits et possibilité de recyclage

- Fiscalité écologique qui devra permettre le report de l’automobile individuelle vers les transports collectifs

- Porter à 3% de notre PIB les dépenses en faveur de la recherche (2,1% actuellement)

- Réformer notre système d’enseignement supérieur (financement actuel de 1,1% du PIB contre 2% dans plusieurs grands pays)

- Favoriser les grands projets industriels (biotechnologies, voiture propre, énergies nouvelles)

- Reconfigurer notre appareil productif : 38 chercheurs pour 10 000 emplois contre 67 en Suède et 72 au Japon.

2) Soutenir le pouvoir d’achat, renouveler et approfondir la démocratie sociale, inventer de nouveaux droits pour les salariés (p 14)

- Conditionner les aides aux entreprises à l’engagement et à l’aboutissement de négociations salariales.

- Changer les règles et la pratique du dialogue social (9% des salariés sont syndiqués contre 38% en moyenne européenne)

- Une plus grande souplesse pour les entreprises MAIS un dispositif très puissant de formation professionnelle individualisée

- Sécurisation des parcours professionnels

- Se battre pour la qualité de l’emploi (1,2 millions de salariés à temps partiel effectuent en moyenne 13 semaines de travail dans l’année.

3) Bâtir un Etat social prévoyant, instrument d’une nouvelle donne sociale et de la réduction des inégalités (p 15)

- Définir le contenu d’une directive cadre européenne sur les services d’intérêt généraux (le service universel reconnu par le droit international garantit le droit à un service minimum ; le service public garantit l’égalité réelle des possibles).

- Six orientations prioritaires :

Une obligation de résultat sur le logement (construire au moins 120 000 logements sociaux par an) ; multiplier par 5 les sanctions financières pour non respect des 20% ;

Une école assurant l’égalité réelle des chances : réduire à 18 élèves la taille des CP et CE1 en ZEP ; que les meilleurs élèves de chaque lycée puissent accéder aux classes préparatoires ;

Un renforcement de la politique familiale autour de la petite enfance : mise sous condition de ressources des allocations familiales ; service public de la petite enfance ;

Les solidarités inter-générationnelles dans la durée : mobilier en 2020 2,5% du PIB pour financer retraites et accompagner 1,2 millions de personnes dépendantes ; augmentation de la durée de cotisation à conditions d’agir sur l’emploi des séniors, de prendre en compte la pénibilité et de prendre en considération les inégalités d’espérance de vie ; supprimer l’exonération de charges sociales pour les stocks options ; création d’un cinquième risque ; création d’un service civique (aides aux personnes âgées, soutien scolaire, actions environnementales)

L’égalité dans l’accès aux soins : l’hôpital public doit rester le cœur de notre système de santé ; mieux agir sur la répartition territoriale de l’offre de soins ; renforcer prévention et information des patients

Les solidarités entre territoires : une nouvelle étape de la politique de la ville (politique scolaire qui lutte contre les ségrégations aux antipodes de la suppression de la carte scolaire ; soutien éducatif, pédagogie innovante ; davantage d’éducateurs de rue et une politique de prévention ; péréquation des ressources.

- Des moyens pour agir : aller vers une vraie réforme fiscale

Il ne peut y avoir de diminution globale des prélèvements tant que les déficits perdurent ;

Rapprochement entre impôt sur le revenu et CSG

Réforme de la taxe d’habitation

Rééquilibrer taxation du capital et du travail (taxer une fois par génération le patrimoine par droits de successions progressifs)

Suppression des avantages liés à certaines niches fiscales : fixer un taux maximal de réduction d’impôts, incitations fiscales limitées à l’environnement, l’emploi, la culture , la famille.

Baisse de la TVA sur plus de produits de première nécessité

L’emprunt ne doit servir qu’à financer les investissements.

II) La république au cœur : de nouvelles libertés publiques pour une démocratie moderne.

1) Un pacte républicain refondé (p 18)

- démocratiser nos institutions : une dose de proportionnelle (scrutin législatif ; réforme du Sénat ; limitation stricte du cumul des mandats (statut de l’élu) ; …

- Promouvoir et défendre la laïcité : condition du vivre ensemble ; aucune des différences ne doit dicter sa loi aux autres ; laïcité ni positive, ni négative, elle respecte l’autre.

- Engager une nouvelle étape de la décentralisation autour des volontés suivantes : démocratiser (regroupement élections locales le même jour ; harmonisation durée (5 ans) et modes de scrutin) ; clarifier compétences (droit à l’expérimentation ; autonomie fiscale et financière) ; proposer un contrat de gouvernance (concertation globale)

Promouvoir les outre-mers

2) .La sécurité par la justice (p 19)

- sécurité est une valeur républicaine, enjeu de cohérence sociale ;

- rétablir une police de quartiers

- la sécurité ne dépend pas que de la police ou de la gendarmerie

- rétablir un système judiciaire solide (renforcement des moyens du service public de la justice ; 17 rg européen pour le nbre de magistrats par habitants ; coût de 6 milliards d’euros soit mois du dixième du coût des niches fiscales).

- Aucun acte délictueux, quel que soit son degré de gravité, ne doit rester impuni.

3) Défendre et étendre les libertés individuelles et les droits des Français (p 20)

- Accorder le droit de vote aux étrangers aux élections locales

- Agir sans relâche pour l’égalité hommes femmes

- Accorder à tous les couples, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels le droit de se marier et d’avoir des enfants

- Faire avancer le droit à mourir dans la dignité : états généraux de la bioéthique en 2009.

4) une politique humaine, raisonnée et digne de l’immigration bâtie sur 3 piliers (p 20)

- un droit stable lisible et reposant sur des critères d’accueil précis

- une véritable stratégie d’intégration : contrat d’accueil ; maîtrise langue française ; accès à la formation

- la coopération : faciliter recrutement sur les secteurs professionnels sous tension…

5) contre la marchandisation de la culture et du sport (p 21)

- nos priorités pour la politique culturelle avec 5 priorités : éducation artistique (rétablir ce qui avait été mis en pace en 2000 avec généralisation) ; emploi culturel (soutien des pratiques amateurs) ; nouveau mode de rémunération des auteurs et artistes (internet) ; clarification du cadre de la décentralisation culturelle

- une politique pour les médias de qualité, garantissant le pluralisme et la diversité : financement réel et pérenne ; renforcement des règles anti-concentration ; soutien de la création.

- Une politique sportive pour l’épanouissement individuel et les valeurs collectives autour de 3 priorités : élaboration de contrats de plan sportifs (Etat, collectivités locales, fédérations sportives, comité national olympique) ; soutien du sport scolaire et universitaire ; aide aux sportifs de haut niveau (formation ; reconversion)

III) Socialistes, européens, internationalistes

La crise est multiple et globale financière, monétaire, économique, énergétique, immobilière, boursière, alimentaire, écologique.

A la crise, s’ajoute l’instabilité politique

D’où le besoin d’un autre ordre international

1) Européens (p 22)

Se battre en 2009 avec les socialistes européens pour

- La création d’un pôle de régulation mondiale des marchés financiers

- La création d’une organisation mondiale de l’environnement

- La création d’un conseil de sécurité économique, écologique et social mondial

- L’intégration à l’OMC de normes sociales et écologiques internationales contraignantes

- Un protocole social

- Le salaire minimum européen

- Une directice cadre pour les services publics

- Un budget de l’union européenne porté à 1,5% du PIB

- La possibilité pour l(UE d’emprunter pour financer notamment les grandes infrastructures

- Un nouvel Erasmus

- La construction d’une communauté européenne de l’énergie

- La protection des intérêts économiques fondamentaux de l’(Union

- La réussite de l’union méditerranéenne.

2) internationalistes(p 23)

- si nous sommes alliés (avec les USA), nous n’avons pas à être alignés

- coexistence de deux Etats souverains (Israël et Palestine)

IV) Socialistes au XXIème siècle : définir une stratégie, changer le parti socialiste

Reims doit permettre de choisir une identité attractive et crédible, une orientation cohérente et efficace, une stratégie claire pour toute la gauche, un fonctionnement profondément rénové, une direction collective clairement mandatée

Urgence à mettre terme aux dérives vers l’hyper-personnalisation, vers une présidentialisation rampante de nos modes de fonctionnement

Faire la démonstration de notre capacité à être créatifs, crédibles, efficaces, rassembleurs.

1) affirmer clairement et assumer notre identité (p 24)

assumons ce que nous avons inscrit dans notre déclaration de principes : réformisme, internationalisme, défense valeurs de liberté et d’émancipation humaine ; position écologiste.

2) le parti socialiste, parti de militants (p 25)

- retrouver le goût du travail collectif, de la production intellectuelle

- respecter et revaloriser le travail et le rôle des adhérents socialistes

- le Ps doit être une puissance intellectuelle collective, un acteur idéologique et culturel

- le conseil national doit être un lieu majeur de débat et de décision ; il faut redonner au secrétariat national sa fonction de coordination.

+ un programme de travail (p 26)

3) clarifier notre stratégie politique et d’alliances (p 27)

- le PS ne doit pas revendiquer une situation d’hégémonie politique et idéologique.

- Il doit être la gauche résolument réformiste, écologique et efficace.

- Il faut donc concentrer nos efforts sur la construction de nos propres forces pour aimanter des alliances autour de choix politiques et idéologiques clairs.

- Proposer à nos alliés des formes permanentes de coordination et d’actions communes

- Les seules frontières du rassemblement sont entre ceux qui veulent y participer et ceux qui se réfugient dans la contestation ou dans le refus du clivage entre la gauche et la droite.

4) une majorité claire, cohérente, unie, un premier secrétaire fort et entreprenant (p 27)

- Le premier secrétaire doit être l’animateur qui a l’expérience et le sens du travail collectif.

- Le choix de celui-ci n’a rien à voir avec la question du futur candidat à l’élection présidentielle.

- N’ayons pas peur de nos différences. Tranchons-les par le débat et par le respect.

- Redonnons de la fierté à notre parti. Pour gagner de nouveau.

Pour le respect des règles

Cette formule revient dans chacune des motions présentées pour notre prochain congrès.

Il y aurait donc unanimité sur le sujet ! A priori normal sauf que :

cela n’a pas été toujours le cas jusqu’à ce jour dans notre parti ! La plus grosse dérive ayant eu lieu lors de la campagne pour le référendum sur le traité constitutionnel …

cela a souvent été appliqué à « géométrie variable » (certains camarades ont été exclus et d’autres pas alors qu’il y avait la même entorse à nos règles de fonctionnement)

on ne peut respecter les règles que si elles sont elles mêmes respectables ; sinon cela peut être utilisé par le « clan » au pouvoir pour assurer son hégémonie.

Ainsi, savez-vous que nos statuts actuels ne sont pas conformes à la déclaration universelle des droits de l’homme ? Rien que cela ! Un comble pour un parti qui s’y réfère sans cesse.

En effet, nos statuts stipulent clairement à l’article 11.19 (page 28) que « lorsqu’un(e) adhérent(e) du parti est candidat(e) à un poste électif pour lequel les instances régulières du parti ont investi un(e) autre candidat(e), le Conseil national –saisi par l’une des parties en cause- constate que l’indiscipliné s’est lui(elle)-même mis(e) en dehors du Parti et le (la) répute exclu(e). »

En quoi cette règle ne respecte-t-elle pas la déclaration des droits de l’homme … vous dîtes-vous ! Tout simplement parce que cette déclaration énonce que ce type de sanction ne peut être appliquée sans que la personne soit entendue : cela est bien évidemment indispensable sinon on risque encore plus d’aller vers une justice expéditive qui n’est pas conforme à nos valeurs !.

Toutes les exclusions récentes prononcées contre des camarades d’E&L l’ont été sans qu’ils (elles) aient été entendues (1)…

En résumé, OUI au respect de règles respectueuses des droits de l’homme

(1) De plus, ces exclusions ont été prononcées …avant que les camarades aient officiellement fait acte de candidature

mon choix

Chers camarades,

L’Equipe DSK28 dont je fais parti, s’est réunie hier Vendredi 10/10/08 à 18h30 à Mainvilliers pour faire le point  suite à la nouvelle donne créée par l’abscence d’une motion s’articulant sur la contribution générale “Besoin de gauche” portée par Pierre Moscovici.

Comme vous le savez tous, Maurice Jaumard et moi-même avons représenté l’équipe DSK28 à l’AG de la contribution générale “Besoin de gauche”, le vendredi 28 août 2008 à La Rochelle. C’est AG fut une très grande réussite, avec une salle pleine à craquer et des résolutions prises pour poursuivre notre ligne sous la conduite de Pierre et Jean Christophe jusqu’au dépôt d’une motion qui devait positionner Pierre comme candidat à la candidature au poste de Premier des socialistes au congrès de Reims.

Mais d’autres tractations pourtant prévues et menées à l’Université d’été de la Rochelle 2008, par suite d’une mauvaise coordordination entre Pierre Moscovici et Jean Christophe Cambadelis avec l’équipe de Martine Aubry et les amis de Laurent Fabius, ont fait échouer ce processus entamée depuis un an lors de la précédente université d’été 2007. Lors de cette dernière tractation, la tactique l’a emporté sur le fond et le lien s’est distendu entre nos deux premièrs cordées de la contribution “Besoin de gauche” Pierre et Jean-Christophe. Dès lors ils ne pouvaient plus porter un projet commun jusqu’à la motion au congrès de Reims.

Comme vous le savez aussi, Jean-Christophe, s’est rallié à la motion portée par Martine Aubry, et Pierre à celle de Bertrand Delanoé. Dès lors que faire? Comme l’a dit Jean-Jacques, rester à l’écart puisque l’idéal de notre combat n’est pas atteint, c’est se condamner “à ne plus faire vivre notre idéal au sein du PS” qui naîtra du congrès de Reims.

Alors comme Jean-Jacques Chatel, Comme maurice Jaumard, J’ai décidé de choisir la motion A présentée par Bertrand Delanoë, par le programme de mise au travail du PS  (page 26). Mais mon engagement pour la motion A, ne vaut pas engagement de ma part, ni chèque en blanc à Bertrand Delanoë pour les élections présidentielles.

Pour ma part, c’est de la qualité du travail qui sera menée en amont du choix du candidat à la présidence de la République que le PS redeviendra audible et crédible, car au clair avec ses valeurs, ses lignes d’action et ses propositions  pour relancer le pays, l’Europe et les pays pauvres dans le chemin de la confiance et le développement régulé par des instances arbitrales désignées par dans une économie mondialisée qui s’est montrée aujourd’hui, totalement désemparée par manque d’autorité de régulation dans une optique purement libérale du marché.

Si ce signal, n’est pas pour nous socialistes un signal fort de mise au travail pour reprendre la main, alors c’est notre enterrement que nous signons nous-mêmes car incapables de comprendre notre monde et ses enjeux majeurs.

Comme je ne désespères pas des socialistes, car je suis fier d’en être, notamment par les valeurs fondamendales qui sont les notres de Liberté, d’Egalité, de Fraternité, de Laïcité, de Solidarité et du respect de la Démocratie et des Droits de l’Homme et des Citoyens, Je me dois de me mettre au travail et selon la formule bien connu “Ici et maintenant”.

Je souhaites que se soit ce message clair et fort qui sorte de ce congrès de Reims et qui signe ainsi le retour des socialistes au coeur des enjeux mondiaux qui nous concernent tous.

En toute amitié socialiste,

Célestin DIBAO DINA

Un choix contraint

La plupart d’entre vous savent que ma préférence était de voter pour une motion conduite par un camarade ayant clairement affirmé son refus de participer à la prochaine primaire pour les présidentielle et ayant une détermination et une capacité à mettre notre parti au travail. Dans cette optique, j’ai agi jusqu’au bout afin que soit possible le dépôt d’une motion conduite par Pierre Moscovici. Et de nombreux camarades d’E&L d’horizons divers m’ont fait savoir qu’ils avaient choisi la même option.

Ceux qui soutenaient ce combat – et c’en est un à l’intérieur de notre parti parce que cette méthode là se heurte à trop d’« habitudes » … – s’ils s’en tiennent à leur idéal ne peuvent donc plus participer à faire vivre le PS après le prochain congrès à quelque niveau que ce soit (local, fédéral, national) puisqu’il faut absolument pour cela se revendiquer d’une motion …

La cohérence plaiderait pour ce choix ; mais ce serait également la facilité … de ne pas jouer son rôle de militant(e) !

Voilà pourquoi il m’a fallu faire un choix contraint.

Je l’ai fait au regard de l’existence dans la motion conduite par Bertrand Delanoë d’un programme de travail (page 26) dans lequel je reconnais ce que je défendais avec Pierre Moscovici.

Cela se rapproche de la vision que j’ai de ce que devrait être la méthode de préparation de notre congrès : un débat entre équipes proposant un projet-programme conduite par un(e) pilote. Bien évidemment, comme Pierre Moscovici, cela ne signifie pas que j’ai choisi Bertrand comme candidat aux prochaines élections présidentielles ; tout simplement parce que ce congrès ne doit pas être pour moi une pré-désignation pour la prochaine présidentielle !

Je serai donc candidat à quelques fonctions locales et départementales au titre de la motion A, en espérant que sortira de ce congrès aussi bien au niveau national que départemental des équipes qui organiseront des conventions thématiques nous permettant de débattre au fond de tous les sujets sur lesquels notre parti est encore flou donc pas crédible.

Jean-Jacques Châtel

Pour mémoire, depuis mon adhésion au PS en 1978, j’ai été :

Secrétaire de la section de Mainvilliers

Membre plusieurs fois du conseil fédéral

Trésorier puis Président de l’UDESR28

En charge de l’élaboration d’un projet départemental

Trésorier fédéral

Coordonnateur du groupe « une agglo de gauche en 2008 »

A l’initiative de la rédaction d’un projet d’agglo pour les élections municipales de 2008.

Conseiller municipal, adjoint au maire, conseiller général et maire.

Et je ne conçois mon engagement politique que s’il y a élaboration collective et fraternelle d’un projet …

Quelques échanges de notre réunion du 10 octobre dernier …

La plupart d’entre nous avaient défendu la candidature de Dominique Strauss Kahn lors de la primaire présidentielle mais étaient également présents (ou excusés) des camarades ayant fait d’autres choix à ce moment là.

Maurice J et Célestin DD nous ont d’abord rapporté leur vécu de l’université de la Rochelle : d’abord un accord d’un soir autour de Pierre M regroupant les élus locaux de la ligne claire ainsi que les amis de Martine A autour de la contribution défendue par Pierre M et Arnaud M , accord qui vola en éclat dans la nuit, Martine A ayant préféré réaliser un accord avec Laurent F. Seule, une partie des camarades du courant S&D conduite par Jean-Christophe C ont rejoint cette motion (1).

Maurice J a explicité son choix pour la motion conduite par Bertrand D : il est crédible quand il dit qu’il veut mettre le parti au travail (parce qu’il le fait à Paris) ; il est à la fois capable de tenir les rênes du parti et suffisamment charismatique pour fédérer autour de lui ; il a également précisé qu’il n’avait pas fait le choix d’un présidentiable parce que ce n’était pas le moment.

Célestin DD a approuvé en précisant que pour lui Dominique SK reste aujourd’hui le mieux placé pour cette élection.

Alfredo DR a le même avis et dit pourquoi il a choisi de défendre la motion conduite par Benoît H et Henri E.

Jean-Jacques M dit que le PS doit virer à gauche et provoque ainsi un débat sur ce que doit être un projet de gauche.

Il précise aussi qu’on ne peut gagner seul et provoque un débat sur la stratégie des alliances. Il en ressort surtout qu’il faut d’abord que l’audience de notre parti atteigne un niveau durable à minimum 35%.

François N plaide pour un parti de militants et pas pour un parti de supporters et souhaite que les débats à venir soient clairs.

Tout le monde s’accorde à dire qu’aucune motion ne sera majoritaire à elle seule ; il faudra donc réaliser une synthèse : laquelle ? Autour des motions refusant un parti de supporters ? La question restera ce soir là sans réponse !

Jacques F dit sa déception (avec d’autres mots !) que Pierre M ne soit pas allé au bout de sa logique…

Jean-Jacques C pense que ceci est la conséquence du mode de préparation de nos congrès et rappelle sa proposition : voir l’article précédent intitulé “proposition de rénovation” sur ce même blog.

Tous les camarades présents se sont accordés pour permettre la réintégration après le congrès des camarades exclus (s’ils en font la demande !).

Puis ont été faites des propositions pour une autre gouvernance de la fédération. Nous y reviendrons dans un prochain article .

(1) En E&L , aucun camarde de notre sensibilité n’a déclaré pour l’instant avoir signé pour la motion « Martine A » qui par ailleurs est défendue par David Lebon.

Pour pouvoir participer demain à faire vivre le PS …

Pour pouvoir participer demain à faire vivre le PS …

Il te faut faire acte de candidature avant le MARDI 14 OCTOBRE à minuit en indiquant la motion que tu soutiens.

Si le choix de cette date peut se comprendre pour les candidatures de niveau national, elle vient trop tôt pour les niveaux départementaux et surtout pour le niveau local de la section.

Mais la règle a été fixée ; on peut (doit ?) la contester mais on ne peut l’ignorer.

Si tu veux être membre de la commission administrative de ta section,

Et/ou si tu veux être secrétaire de section

Et/ou si tu veux être membre du conseil fédéral

Et/ou si tu veux être membre de la commission des conflits

Et/ou si tu veux être membre de la commission de contrôle des comptes

DEPOSE TA CANDIDATURE AVANT MARDI 14 OCTOBRE

auprès de la fédération en indiquant le(s) poste(s) souhaité(s).

Pourquoi un nouveau titre pour notre blog ?

Conformément à ce que nous prônons pour notre parti (le réformiste assumé pour plus d’efficacité économique et plus de justice sociale) , nous faisons évoluer notre blog …

Il est né avec la création de notre groupe pour soutenir la candidature de Dominique Strauss Kahn. Dominique Edmond l’a créé ; on l’a nommé DSK28. Après l’élection présidentielle, nous avons souhaité continuer à faire vivre notre groupe et son blog ; on l’a rebaptisé S&D28 : « Socialisme et Démocratie en E&L » du nom du courant créé par DSK et animé collégialement par Jean-Christophe Cambadélis, Pierre Moscovici, Alain Bergounioux, Michel Destot, …

Ensuite, la plupart d’entre nous ont adhéré à la fois aux termes de la contribution « besoin de gauche » et à la démarche de Pierre Moscovici. Mais les pesanteurs de notre parti (un certain bonapartiste ancré chez beaucoup de nos camarades conduisant nos leaders à « compter leurs troupes») ont été plus fortes que notre volonté d’aller vers une autre gouvernance plus conforme à l’idée que l’on se fait du socialisme démocratique.

Nous le regrettons mais ne pouvons que prendre acte de cette situation.

Dans ces conditions, il se peut que nous ne fassions pas le même choix au niveau des motions. Cela peut se comprendre et ne doit surtout pas faire éclater notre groupe. Avec un peu de chance, cela peut même le renforcer … Encore faut-il s’en donner les moyens.

C’est pourquoi nous continuerons à faire vivre notre blog que l’on a rebaptisé « Besoin De Gauche en E&L » soit « BDG28 ». Faisons le vivre (à votre clavier pour écrire un article !) et faisons le connaître !

Dominique Edmond et Jean-Jacques Châtel.


 

octobre 2008
L Ma Me J V S D
« sept   nov »
 12345
6789101112
13141516171819
20212223242526
2728293031  

Commentaires récents

Aziz sur Pour le respect des règle…
Jean-François GONEL sur un blog ouvert à tous les cama…
Jean-François GONEL sur un blog ouvert à tous les cama…
Franck sur mon choix
Pierre sur extrait du blog de Pierre…

Blog Statistiques

  • 2,743 visites

a

Articles les plus consultés

  • Aucun