Hier Jean-Marc Ayrault a donc été brillamment réélu avec 121 voix contre 57
pour Arnaud Montebourg. J’ai voté pour ce dernier.
Non simplement pour le plaisir du changement mais parce que j’observe le
comportement de la droite à l’Assemblée depuis un an et qu’il m’a semblé qu’il
nous fallait à la tête du groupe un flibustier malin et audacieux.
Ce ne fut pas le choix majoritaire du groupe. Ce n’est évidemment pas un
drame. Il n’y a que les socialistes pour parvenir à transformer un vote en
affrontement.
J’y repensais en lisant hier après midi avant que la séance ne reprenne sur
les institutions, un livre écrit par Charles de Gaulle en 1924 “la discorde
chez l’ennemi”.
A la fin de son avant propos, il écrivait “Dans le jardin à la française,
aucun arbre ne cherche à étouffer les autres de son ombre, les parterres s’accommodent
d’être géographiquement dessinés, le bassin n’ambitionne pas de cascade, les
statues ne prétendent point s’imposer seules à l’admiration. Une noble
mélancolie s’en dégage parfois. Peut-être vient-elle du sentiment que chaque
élément, isolé, eût pu briller davantage. Mais c’eût été au dommage de l’ensemble,
et le promeneur se félicite de la règle qui imprime au jardin sa magnifique
harmonie”.
Je sais maintenant ce que je veux pour le congrès de Reims, que le PS
devienne un jardin à la française..
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