Archive pour novembre 2007

Gare au jeuni…i..i..iisme!!!

Faut-il tuer les éléphants ?

Un jour, les ténors du Parti Socialiste ont été surnommés les éléphants. Pourquoi pas !

Mais très rapidement, cette appellation a pris une tournure négative jusqu’à l’idée de les « mettre au pas », « de les tuer » politiquement bien sûr !

Et puis, les élus locaux ayant quelques années d’expérience se sont faits eux aussi traités d’éléphants.

Alors, m’est venu l’idée de me demander quels étaient les prédateurs des éléphants….

IL n’y en a qu’un : le lion !

M’est alors venu l’idée de consulter Internet …

Pour les éléphants,

A la rubrique « intelligence », on lit :

En l’état actuel des connaissances, l’éléphant est, avec l’humain, le dauphin et certaines espèces de grands singes, l’une des rares espèces animales à réussir le test du miroir de Gallup : lorsqu’on marque d’une tache le front d’un éléphant en un point qu’il ne peut voir directement et qu’on lui présente un miroir, il passe sa trompe sur la tache, démontrant ainsi qu’il a reconnu son image et donc qu’il a conscience de lui-même

Et à la rubrique « symbolique » ceci :

Dans la symbolique occidentale comme orientale, l’éléphant est associé à la mémoire, la sagesse, la longévité, la prospérité, la bienveillance, le père. Dans le folklore africain, l’éléphant tient le rôle du père, du chef des animaux. Et pour les lions ?Pas de rubrique « intelligence » ! On apprend seulement que ce sont les lionnes qui chassent et que le lion est le premier à se servir … Alors, celles et ceux qui veulent « tuer les éléphants » seraient-elles (ils) de la famille des lions ?Si oui, sera-t-on gagnant à remplacer un animal relativement intelligent par un autre qui l’est moins ? On vit quand même une drôle d’époque ! Ne pensez-vous pas ?

La Lettre de Socialisme et démocratie N°124

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Cliquez sur le lien ci-dessous pour retrouver l’intégrale de la lettre

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La Lettre de Socialisme et démocratie N°123

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Retrouvez la lettre de Socialisme et Démocratie N°123 en cliquant sur le lien ci-dessous

 sd123.pdf

Le plus dur reste à faire …

C’est ainsi que le journaliste de la république du centre termine son article rapportant la conférence de presse que nous avons tenue juste avant la réunion ouverte à l’ensemble des camarades et sympathisants socialistes d’E&L le mercredi 7 novembre dernier. Le plus dur reste à faire car, si la démarche est d’évidence la bonne : F Réfléchir à ce que doit être la doctrine et le fonctionnement de notre Parti pour le hisser de façon stable à 35% des intentions de voteRappelons pour mémoire que notre candidate était à peine à 26% au premier tour de la présidentielle et cela sans candidat ni du PRG, ni du MDC !, il n’empêche que nos camarades se sont peu mobilisés. Qu’en déduire ?Que le débat sur les idées ne motive pas autant qu’on le dit dans notre parti ?

  • Ou que la date était mal choisie ?
  • Ou que le calendrier de chacun(e) d’entre nous est déjà bien rempli et qu’il est difficile de se libérer ?
  • Ou que les camarades qui ne se reconnaissent pas dans les idées que nous défendons n’ont pas envie de venir ?
  • Ou …

Les raisons sont probablement multiples.  Cependant, même en comité restreint, nous avons débattu des points suivants : 

  • Les orientations de notre Parti doivent être claires et se dégager clairement.

Pour nous, ce sont en particulier :Ø      le réformiste, Ø      la culture du compromis social pour le coproduire ; Ø      l’internationalisme ; Ø      la défense de l’environnement…

  • Le fonctionnement de notre Parti :

Ø      Il doit être davantage pluraliste (faire adhérer plus de salariés du secteur privé, …) ; Ø      nous devons dégager une majorité la plus large possible mais avec une ligne claire ; Ø      et pour cela, il nous faut faire davantage vivre notre Parti par exemple en créant en son sein une université populaire et peut-être tout simplement mieux faire diffuser en notre sein les bonnes pratiques de telle section ou telle fédération !  

  • L’après élections présidentielle et législative :

Ø      pour la première fois après une défaite, nous n’entendons pas de responsables de notre parti se réfugier dans la radicalité mais plutôt prôner une voie réformiste ; c’est la voie que nous défendons depuis de nombreuses années !·       L’émancipation : Ø             pas de socialisme sans émancipation ! Mais de quoi doit-on s’émanciper ? De l’autorité bien sûr mais surtout de sa condition lorsque celle-ci est précaire. Nous devons donc y aider en particulier en luttant pour l’égalité réelle (service public de la petite enfance, …).   ·       Le statut de l’élu : Ø               il faut faire en sorte de faire bénéficier les salariés du privé des mêmes possibilités de retour à la vie professionnelle à la fin de leurs mandats que celles dont bénéficient les salariés du public. Et nous avons la conviction que, si notre prochain congrès ne fait que mettre sur orbite un(e) candidat(e) à la prochaine élection présidentielle, nous perdrons une nouvelle fois celle-ci. La victoire passe par une rénovation ou une refondation (peu importe le terme pourvu qu’on le fasse !) de notre doctrine et de nos pratiques.  Si vous le pensez également, nous avons envie d’en débattre avec vous. Et nous sommes prêts à organiser autant de réunions que nous trouverons de thèmes à évoquer. Le plus dur reste donc à faire… mais l’enjeu est de taille : une victoire durable aux prochaines élections présidentielles !

Deux réactions à la lecture de la dernière lettre de notre premier fédéral Patrick

Un préalable à ces deux réactions : au poste où est Patrick, il ne pouvait probablement pas avoir un autre discours. Cependant, pour faire avancer le débat et notre parti, la lettre de Patrick me conduit aux deux réflexions suivantes : 1)      je partage son affirmation lorsqu’il écrit que « s’est développé depuis plusieurs années, …, une culture de la transgression qui conduit à toutes les dérives ». Je veux seulement ajouter que, pour moi, le point de dépassement de la ligne jaune a été franchi lorsque certains camarades n’ont pas respecté le vote interne sur le traité constitutionnel. Nationalement, il s’agit de JL Mélenchon, H Emmanuelli et L Fabius en particulier. 2)     Je ne pense pas possible (humainement) que « cessent les rivalités au soir du résultat ». C’est pourquoi il me paraît indispensable que nous mettions en place une procédure de recherche de compromis avant de passer au vote de désignation. D’ailleurs, n’est-ce pas ce que nous prônons pour le dialogue social ? D’abord la négociation avant l’affrontement ! A nous d’être cohérent en appliquant à nous même ce que nous pensons bon pour les autres ! J’ajouterai que, nous avons connu sur le canton de Mainvilliers, une situation de primaire interne, où le camarade arrivé en deuxième position a « cessé toute rivalité » ; il n’a fait aucune déclaration et a même accepté de participer à la réunion publique de fin de campagne organisé par le camarade désigné. Mais à quel prix pour sa santé ? J’ajouterai enfin que, lors de la désignation de notre candidat(e) à la présidentielle, les deux candidats battus ont cherché à joindre au téléphone la candidate désignée pour la féliciter dans les heures qui ont suivi l’annonce du résultat. Dans ce cas, c’est la candidate désignée qui n’a pas voulu leur parler ! Nous ne gagnerons jamais autrement que par défaut si nous ne trouvons pas une procédure socialiste (donc humaniste et pas seulement démocratique) pour « sélectionner » les ambitions personnelles (par ailleurs légitimes) en les rendant compatibles par leur complémentarité.

La Lettre de Socialisme et démocratie N°122

Retrouvez la lettre de Socialisme et Démocratie N°122 en cliquant sur le lien ci dessous

sd122.pdf

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Regardons le passé pour préparer l’avenir

questionnaire-passe-et-avenir.pdf

Cliquez sur le lien ci-dessus et n’hésitez pas à nous retrourner ce questionnaire

Communiqué de presse

Les socialistes soussignés, soucieux de participer à la rénovation du Parti Socialiste en débattant des questions de fond (et non de luttes de personnes) organisent une réunion ouverte à l’ensemble des adhérents et sympathisants socialistes le mercredi 7 novembre à 20H30 à la salle Esméralda , avenue Victor Hugo à Mainvilliers.

 

Rodolphe Kauffmann, proche de Dominique Strauss-Khan, présentera les grandes lignes du manifeste pour un socialisme nouveau, document rédigé collectivement en particulier par Laurent Baumel, Alain Bergounioux, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Pierre Moscovici, Alain Richard, Catherine Trautmann…

 

Ce texte, qui se veut un texte refondateur, a pour vocation d’être débattu dans chaque département avec l’ensemble de nos camarades (toutes sensibilités confondues).

 

C’est dans cette logique qu’est organisée la réunion à vocation départementale du 7 novembre prochain .

 

Jacques Aucagne, Martine Botorel, Bernard Bouveur, Alain Charon, Josiane et Jean-Jacques Châtel, Célestin Dibao-Dina, Myriam et Dominique Edmond, Bernard Farion, Maurice Jomard, Valérie et Yann Lasnier, Jean-Luc Lécuyer, Sylvie et Christian Legendre, Geneviève Nespoulous, Christine et Guy Nicolas, Michel Paty, Michelle Proux, Mourad Souni, Michel Thavard.

  

NB : vous trouverez ci-joint le texte du manifeste.

Extraits du manifeste pour un socialisme nouveau (2ème partie)

Un nouveau projet historique Ces nouvelles orientations fondamentales, fondée sur la réactualisation d’un héritage, fournissent les visées de notre action à long terme. Mais il nous faut traduire celles-ci dans un projet historique. Ce projet historique, que nous n’avons jamais pris le temps d’élaborer sérieusement depuis vingt ans, fournira l’armature du programme de 2012.  Nous pensons aujourd’hui qu’il pourrait s’élaborer autour de deux axes majeurs : * Restaurer l’efficacité et la légitimité de l’Etat social. Notre fidélité au « modèle social » mis en place au lendemain de la seconde guerre n’implique pas la cécité sur les difficultés qu’il traverse.  Les socialistes doivent voir le courage de proposer demain leur propre ajustement du modèle social.   Il nous faudra proposer des solutions qui permettent notamment de satisfaire quatre objectifs : - Aider les personnes et les territoires fragilisés à affronter les mutations économiques. 

Nous devons faire face au triptyque mondialisation / révolution technologique / financiarisation.

 La première réponse à ce nouvel âge du capitalisme demeure, répétons-le, la construction européenne. Il nous faudra expliciter un projet et une stratégie claire. Nous pensons que les socialistes doivent faire preuve de pédagogie. De façon plus générale, il est temps de modifier le rapport de notre pays à la mondialisation.  Aux antipodes du désengagement libéral, nous continuons par ailleurs de croire au volontarisme économique. Les socialistes doivent porter une nouvelle politique industrielle.  -         Garantir la pérennité  de notre protection sociale Nous devrons proposer une maîtrise crédible des dépenses de santé, basée sur une responsabilisation des acteurs, une régulation collective accrue du système, un investissement social dans la prévention.  De façon générale, ce domaine appelle typiquement, contre les approches trop globalisatrices, une meilleure prise en compte  de l’individualisation des situations et des aspirations.  Qu’il s’agisse de l’éducation, où nous avons initié le mouvement de massification, mais aussi des moyens d’assurer la sécurité réelle des français, à travers la justice et la police, les socialistes doivent assumer la nécessaire réforme de l’Etat et des services publics pour garantir leur efficacité durable. - Etablir un nouveau compromis social 

Un vecteur essentiel de la relégitimation des politiques publiques réside, répétons-le, dans leur plus grande individualisation.

 Un autre enjeu majeur pour la gauche est celui de la ville et des territoires: nous devons, ici aussi, réintroduire de la maîtrise collective, en rénovant les cadres de vie, en combattant les effets de relégations qui affectent aujourd’hui les cités, en restaurant de la mixité sociale.  Mais il nous faudra aussi impérativement travailler à l’élaboration de nouveaux instruments pour relancer la politique des revenus, qui tiennent mieux compte, là aussi, de la diversité des situations et des aspirations que des outils homogénéisant tels que le SMIC.  - Relever le défi écologique Les socialistes devront, à l’évidence, redéfinir la place des énergies renouvelables et clarifier la question du nucléaire, à partir de leur volonté d’un progrès maîtrisé.  * Remettre le progrès social en marche 

Pour être un socialisme du réel, notre socialisme ne saurait pour autant se réduire à un pragmatisme gestionnaire. Nous croyons à la nécessité et à la possibilité d’un réformisme radical, remettant en marche l’idée même du progrès social aujourd’hui éteinte.

 Cette perspective peut se dessiner autour de trois chantiers majeurs : - L’égalité réelle - L’émancipation individuelle  - L’approfondissement démocratique

Extraits du Manifeste pour un socialisme nouveau (1ère partie)

murberlin.jpgLa chute du mur de Berlin, la mondialisation, les nouvelles menaces, les défis écologiques, l’individualisation sociale et culturelle, le vieillissement démographique, l’élévation du niveau d’information et d’éducation, … sont des phénomènes majeurs qui renouvellent la toile de fond dans laquelle la gauche avait bâti ses mots d’ordre et ses réponses.

 

Pour le socialisme français, le cycle d’Epinay est définitivement épuisé. Il lui faut reformuler ses orientations fondamentales et son projet historique.

 

Notre approche s’inscrit dans la logique sociale-démocrate actualisée. Elle repose sur quelques piliers essentiels : le compromis assumé avec l’économie de marché, la promotion de l’égalité réelle, la nécessité d’une vision mondiale et européenne, une vision renouvelée du développement et du progrès, la reconnaissance des aspirations individuelles, l’exigence d’une démocratie aboutie, …elle conserve l’horizon d’une transformation radicale de la société et reste articulée par une vision essentielle : l’émancipation individuelle.

 

C’est cette approche que nous proposons à la réflexion de notre Parti, comme une première contribution au travail collectif, un apport au débat ouvert et sans tabou que nous devons mener ensemble.

 Le compromis assumé, 

Nous ne considérons plus l’Etat social comme un moment historique de la lutte des classes, un compromis transitoire avec le capitalisme mais comme un compromis fondamental et nécessaire entre travail et capital, justice sociale et efficacité économique, intervention politique et loi du marché.

 

Cette rupture essentielle de sa doctrine, le faisant basculer dans l’ère du réformiste, le parti socialiste l’a actée dans sa pratique depuis le milieu des années quatre vingt.

Nous souhaitons qu’il l’acte désormais dans son discours. Nous souhaitons qu’il abandonne en son sein les faux débats, les faux clivages rhétoriques qui stérilisent la réflexion, entretiennent des complexes infondés vis-à-vis de l’extrême gauche, empêchent d’aborder les vrais enjeux et de donner à cette nouvelle volonté réformiste commune sa plénitude. Soucieux de vérité vis-à-vis des français, nous proposons que notre parti s’assume désormais comme un authentique parti réformiste, dans les discours comme dans les actes, dans l’opposition comme dans l’exercice des responsabilités.

 L’égalité réelle, 

Sans nullement abandonner les politiques de redistribution, nous devons désormais les relier à une lutte prioritaire et massive contre les mécanismes de « reproduction sociale » qui font perdurer dans notre société les privilèges de naissance.

 La vision mondiale, 

Si nous sommes parfois revenus de quelques illusions tiers-mondiste, si nous voulons mettre désormais le respect des droits de l’Homme au cœur de notre politique étrangère, nous restons de ce point de vue des internationalistes, résolument conscients de notre devoir de solidarité vis à vis des régions les plus pauvres de notre planète, désireux de les aider à se développer, acceptant leur insertion dans le commerce mondial comme un progrès pour l’humanité.

 Le progrès maîtrisé, 

Le socialisme de ce début de siècle doit ainsi réviser sa conception traditionnelle du développement, enrichir la notion et la mesure même de la croissance, pour faire place aux dimensions qualitatives, aux enjeux sanitaires et éducatifs, au développement des services à la personne, à l’économie solidaire, et à la sphère non marchande.

 Le travail rétabli, 

Mais nous sommes désormais déterminés à rétablir une société du travail et conscients que la mise en œuvre de nos politiques sociales doit veiller à ne pas entretenir des formes de dépendance vis-à-vis de l’aide sociale.

 L’individualisme reconnu, 

Cette volonté de permettre à chaque individu, dès lors que ses actes ne nuisent pas à d’autres que lui, de choisir librement sa façon de vivre, ses affiliations, ses références, ses pratiques culturelles demeure alors un principe directeur du socialisme du XXIème siècle.

 La souveraineté effective, 

Sans renier le rôle majeur des formations politiques, ni valider au passage la dictature de l’opinion, nous estimons que le socialisme doit entendre et porter cette aspiration contemporaine à une souveraineté populaire effective. Appuyés sur les expériences engagées depuis longtemps par leurs élus locaux, les socialistes doivent étendre les mécanismes de démocratie participative.

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