Archive pour 3 octobre 2007

Les fidèles de DSK veulent peser au PS, leur mentor ne ferme aucune porte

PARIS (AFP) – Les partisans de Dominique Strauss-Kahn ont présenté mardi leur “manifeste” pour la rénovation du PS, alors que le tout nouveau patron du FMI a pris soin de ne pas hypothéquer un éventuel avenir national après sa désignation à la tête de l’institution financière on error resume next plugin = ( IsObject(CreateObject(“ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.6″)))

if(window.yzq_d==null)window.yzq_d=new Object(); window.yzq_d['DZkWHVf4aw8-']=’&U=13k6fq0n1%2fN%3dDZkWHVf4aw8-%2fC%3d200093295.201484713.202739060.200967856%2fD%3dLREC%2fB%3d200648279′;Une dizaine de ténors du courant “Socialisme et démocratie” de l’ancien ministre socialiste ont dévoilé leur stratégie: engager, à partir d’un texte fondé largement sur les idées réformistes de DSK, des discussions avec d’autres courants du PS pour faire triompher un “socialisme du réel”.

“Au lendemain du départ de notre inspirateur, l’idée, pour nous, est de passer d’une écurie présidentielle à un courant politique constitué autour d’un texte”, a résumé Jean-Christophe Cambadélis.

A défaut de s’accorder sur un nouveau chef de file, les strauss-kahniens ont donc décidé de s’organiser de manière “collégiale”.

Mais l’ombre de DSK plane toujours: “Je reste socialiste, je reste Français”, avait lancé lundi soir le nouveau directeur du FMI, formule énigmatique qui laisse en suspens la question de ses éventuelles ambitions pour la présidentielle 2012, après son échec à l’investiture PS pour 2007.

Ses partisans assurent que leur mentor, qui s’est borné lundi à rappeler que son mandat au FMI était de cinq ans, n’a pas d’arrière-pensée: “Ce serait faire injure à la sincérité de Dominique Strauss-Kahn, à l’engagement qu’il a pris, que d’imaginer qu’il prend cette fonction (au FMI) avec je ne sais quelle arrière-pensée ou calcul”, affirme Pierre Moscovici, 50 ans, ancien ministre, qui pourrait le cas échéant se poser lui-même comme présidentiable.

“Il est allé à Washington pour réussir la transformation du FMI. Nous, on croit à ce qu’il dit”, renchérit Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère.M. Moscovici reconnaît toutefois que “l’avenir n’est écrit nulle part” et que “tout dépend en réalité des Français”.

En attendant, les partisans de DSK veulent peser, pour aboutir à une “rénovation du logiciel du PS et de son code génétique”, selon l’expression de Jean-Christophe Cambadélis.

Laurent Baumel, rédacteur du “manifeste”, en résume la philosophie: “une modernisation assumée” – en acceptant “le compromis fondamental avec l’économie de marché” – une “logique social-démocrate” qui affirme notamment “l’importance du service public” et la volonté de donner une “perspective d’émancipation” en insistant sur “l’égalité des chances”, thèmes de prédilection de DSK durant la campagne interne pour la primaire présidentielle au PS.

Sur la base de ce manifeste, “nous discuterons avec Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, nous l’avons déjà fait avec Laurent Fabius, nous le ferons avec Lionel Jospin et François Hollande”, souligne Jean-Christophe Cambadélis, pour qui “le PS ne pourrait pas supporter un nouveau combat des chefs”.

Mais, rappelle Pierre Moscovici, la volonté de débat avec les autres courants ne doit pas faire oublier l’”acte fondateur” du texte. “Personne ne doit douter de notre volonté d’exister par nous-mêmes” selon des formes qui devront être définies dans le cadre et après le Congrès du PS en 2008, affirme le député du Doubs.

YAHOO.EU.Messenger = new Messenger(); var sStoryLink=”http://fr.news.yahoo.com/afp/20071002/tpl-partis-ps-fmi-direction-ee974b3_3.html”; var sStoryHeadline=”Les%20fid%C3%A8les%20de%20DSK%20veulent%20peser%20au%20PS%2C%20leur%20mentor%20ne%20ferme%20aucune%20porte”; var sDefaultMsg = “Consultez%20cette%20d%C3%A9p%C3%AAche%20sur%20Yahoo%21%20Actualit%C3%A9s%20%3A”; if (document.all) { sStoryHeadline = sStoryHeadline; sDefaultMsg = sDefaultMsg; } sDefaultMsg += ‘%0A’; sStoryHeadline += ‘%0A’; sStoryLink += ‘%0A’;

La plume et le bistouri

La plume et le bistouriSanté privée-santé publique, regards croisés.28/09/2007

Monsieur,

            Je suis un ancien externe de La Pitié, actuellement interne en oncologie en Ile de France. Les exemples, dans certains hôpitaux “sensibilisés” à la T2A, “d’optimisation” de la T2A sont légions. La plupart du temps sans conséquence directe pour le patient, mais rajoutant des procédures inutiles (produit de contraste à amener avec soi…).

Un peu plus aberrant, la disparition de certaines salles des hospitalisations de 24h pour chimio : pas assez rentable. 48h est nettement mieux payé, donc on garde les patients concernés 48h…Dans le même style : ne pas poser de PAC pendant une hospi (=geste du coup non ou peu payé), mais faire venir exprès pour ça le patient quelques jours avant, en externe (geste facturable à la sécu).

Rédigé le 28/09/2007 à 11:39 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

 

“Cher confrère,

            C’est avec plaisir que j’ai signé votre lettre car je partage totalement votre analyse. Je constate au quotidien que la T2A a des effets pervers…. C’est ainsi que je subis ces dernières années des pressions plus qu’appuyées de la part de mon chef de service et de l’administration de mon hôpital pour augmenter le nombre de stimulateurs cardiaques que j’implante… D’aprés nos fournisseurs de pace-makers, la tendance est assez générale et les affaires marchent trés bien dans notre pays qui détenait déjà le record du nombre d’implantations indexé sur la population… Il me semble d’ailleurs qu’un rapport de la Cour des Comptes avait noté le caractére inflationniste de la T2A sur certains actes …”Rédigé le 27/09/2007 18:35 |

Grimaldi en guerre contre la T2A

André Grimaldi est diabétologue, chef de service à l’hôpital la Pitié à Paris. Il est militant. Très militant. Hier trotskiste, aujourd’hui il est un des farouches adversaires de l’hôpital entreprise. Ces derniers temps, il est parti en guerre contre les méfaits de la T2A, la tarification par activité, qui sert de base pour fixer le budget d’un hôpital. Il vient d’écrire une lettre à la ministre de la santé pour lui faire part de ses inquiétudes. Lettre cosignée par prés d’un millier de médecins hospitaliers, dont une foule de grand nom, comme Didier Sicard, président du Comité national d’éthique, mais aussi par près de 300 professeurs de médecine

            “Madame la Ministre, les médecins et cadres hospitaliers signataires, de toutes opinions politiques ou syndicales, attachés à la qualité du service public hospitalier, tiennent à vous alerter sur les défauts révélés par la mise en place de la réforme hôpital 2007»…. écrivent-ils. Et ils précisent: «Le financement par la T2A conduit à privilégier les malades et les activités rentables financièrement, c’est-à-dire essentiellement les patients ayant des pathologies aiguës relevant de gestes techniques et n’ayant pas de poly-pathologies ni de maladie chronique ou de problèmes sociaux ou psychiatriques. La T2A pousse à une augmentation aberrante d’activités jugées «rentables» comme les hospitalisations de jour, quitte à accroître abusivement la prescription d’examens complémentaires pour les justifier. Elle conduit à rétribuer des actes techniques dans le cadre de pathologies aiguës pour lesquelles des mesures préventives efficaces et reconnues existent mais qui ne bénéficient d’aucun financement».

            André Grimaldi adore parler. Il sait être convainquant, quand il prend un exemple qui montre combien, dans sa discipline, certains actes techniques sont survalorisés par la T2A. Il raconte: «Je reçois, il y a quelques temps, un coup de téléphone d’un journaliste de France2. Il me dit qu’il a un ami diabétique, qui est à Evian, et qui doit être amputé. Il me demande si je peux le prendre dans mon service. J’accepte. Il vient en ambulance, je vois que c’est un patient extrêmement compliant, qui répond bien au traitement médicamenteux, et qu’il faut juste un petit geste chirurgical, à mille lieux de l’amputation. Coût complet de ma prise en charge, au tour de 1000 euros. Si le même patient est amputé, le coût facturé à l’hôpital est de plus de 6 000 euros. Avec la T2A. On voit bien que l’on est conduit à certaines pratiques car elles seront plus rentables, car mieux payés. C’est là, l’absurdité».

            On ne sait pas quel sera l’avenir de cette lettre ouverte. Aujourd’hui, André Grimaldi a reçu un coup de téléphone de l’Élysée: il sera reçu par un conseiller. Puis par un autre conseiller du ministère de la santé.


 

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