PARIS (AFP) – Les partisans de Dominique Strauss-Kahn ont présenté mardi leur “manifeste” pour la rénovation du PS, alors que le tout nouveau patron du FMI a pris soin de ne pas hypothéquer un éventuel avenir national après sa désignation à la tête de l’institution financière on error resume next plugin = ( IsObject(CreateObject(“ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.6″)))
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“Au lendemain du départ de notre inspirateur, l’idée, pour nous, est de passer d’une écurie présidentielle à un courant politique constitué autour d’un texte”, a résumé Jean-Christophe Cambadélis.
A défaut de s’accorder sur un nouveau chef de file, les strauss-kahniens ont donc décidé de s’organiser de manière “collégiale”.
Mais l’ombre de DSK plane toujours: “Je reste socialiste, je reste Français”, avait lancé lundi soir le nouveau directeur du FMI, formule énigmatique qui laisse en suspens la question de ses éventuelles ambitions pour la présidentielle 2012, après son échec à l’investiture PS pour 2007.
Ses partisans assurent que leur mentor, qui s’est borné lundi à rappeler que son mandat au FMI était de cinq ans, n’a pas d’arrière-pensée: “Ce serait faire injure à la sincérité de Dominique Strauss-Kahn, à l’engagement qu’il a pris, que d’imaginer qu’il prend cette fonction (au FMI) avec je ne sais quelle arrière-pensée ou calcul”, affirme Pierre Moscovici, 50 ans, ancien ministre, qui pourrait le cas échéant se poser lui-même comme présidentiable.
“Il est allé à Washington pour réussir la transformation du FMI. Nous, on croit à ce qu’il dit”, renchérit Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère.M. Moscovici reconnaît toutefois que “l’avenir n’est écrit nulle part” et que “tout dépend en réalité des Français”.
En attendant, les partisans de DSK veulent peser, pour aboutir à une “rénovation du logiciel du PS et de son code génétique”, selon l’expression de Jean-Christophe Cambadélis.
Laurent Baumel, rédacteur du “manifeste”, en résume la philosophie: “une modernisation assumée” – en acceptant “le compromis fondamental avec l’économie de marché” – une “logique social-démocrate” qui affirme notamment “l’importance du service public” et la volonté de donner une “perspective d’émancipation” en insistant sur “l’égalité des chances”, thèmes de prédilection de DSK durant la campagne interne pour la primaire présidentielle au PS.
Sur la base de ce manifeste, “nous discuterons avec Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, nous l’avons déjà fait avec Laurent Fabius, nous le ferons avec Lionel Jospin et François Hollande”, souligne Jean-Christophe Cambadélis, pour qui “le PS ne pourrait pas supporter un nouveau combat des chefs”.
Mais, rappelle Pierre Moscovici, la volonté de débat avec les autres courants ne doit pas faire oublier l’”acte fondateur” du texte. “Personne ne doit douter de notre volonté d’exister par nous-mêmes” selon des formes qui devront être définies dans le cadre et après le Congrès du PS en 2008, affirme le député du Doubs.
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