Archive pour octobre 2007

Trop d’égo, ou différence de stratégie ?

Trop d’égo ou différence de stratégie ?  

Bien qu’ayant dit « qu’il n’était candidat qu’à la tête de liste sur Chartres » (ce qui a été entendu comme le fait de ne pas vouloir être sur une liste conduite par Françoise Vallet), Bernard Farion s’exprime sur le blog de l’association « l’Avenir de chartres », créée avec des militants et sympathisants socialistes en perspective des municipales, et prône … l’union à gauche pour le premier tour et n’écarte pas l’éventualité d’une alliance avec le Modem pour le second tour.

 

Il est assez violemment critiqué (au moins par certains) et accusé d’avoir « trop d’égo ». Peut-être mais est-il le seul ? D’ailleurs, n’en faut-il pas au moins un peu pour briguer une telle fonction ? Et enfin, n’y a-t-il pas des cas (relativement peu nombreux il est vrai) où nous avons la preuve que la désignation du parti n’était pas la bonne ? En effet, des camarades, non désignés par le PS, se sont déjà présentés en « candidat libre » et … ont gagné ! N’allez pas en déduire que je remets en cause le processus de désignation interne mais j’ai par contre l’intime conviction qu’il est largement perfectible et qu’il ne faut surtout pas voir dans ce processus démocratique le moyen de « régler nos différences » ; on voit bien qu’actuellement il augmente plus les clivages qu’il ne les atténue. Ce sera un des points à débattre lors de notre prochain congrès.

 

Une petite digression  dans mon argumentation pour évoquer la désignation de notre candidat(e) à la présidentielle. Rappelez-vous ! Dans ce cas, les deux candidats malheureux (nécessairement !) ont tout de suite (j’en suis au moins sûr pour Dominique Strauss Khan) fait savoir à notre candidate qu’ils se mettaient à son service ; moins d’égo tu meurs …. Et pourtant il me semble qu’ils ont été critiqués également sur ce point …  alors que (paradoxe) ils n’ont été appelés par Ségolène Royal qu’un mois ou deux plus tard !

 

En fait, dans le cas chartrain, même si cela n’est pas forcément relaté comme cela dans les journaux locaux, n’y a-t-il pas au moins autant une différence de stratégie qu’une question d’égo ?

Et qui peut dire que la stratégie n’est pas importante pour gagner ? La stratégie c’est bien sûr la question des alliances aussi bien pour le premier tour que … pour le second (et ceci en liaison avec la définition des points négociables du projet et de ceux qui ne le sont pas !) ; c’est également la question de la gouvernance aussi bien au niveau de Chartres et de l’agglomération que des différentes présidences (liées à Chartres mais aussi à l’agglomération).

 

Si ces différences existent entre Françoise et Bernard (comme cela doit être le cas selon moi), les exprimer clairement rendrait lisible leur compétition et notre image en sortirait grandie au lieu d’être ternie. C’est dans cette voie (d’ailleurs en partie prise très récemment) qu’il est nécessaire de s’engager davantage afin de « reprendre la main politiquement ».

La Lettre de Socialisme et démocratie N°120

Retrouvez la mettre sur ce lien

sd120.pdf

Et son supplément

sd120_suppl.pdf

La Lettre de Socialisme et démocratie N°119

Retrouvez la lettre en cliquant sur le lien suivant

sd119.pdf

La Lettre de Socialisme et démocratie N°118

Quelques réflexions suite à la désignation du premier des socialistes à Chartres.

Tout d’abord une affirmation indiscutable : comme pour la désignation de notre candidat(e) à la présidentielle, cette désignation s’est faite dans le respect de nos règles actuelles.

Et donc, Françoise Vallet est sans contestation la candidate pour conduire la liste à majorité socialiste de Chartres.

 

Mais, nombreux sont celles et ceux qui éprouvent ou sentent un malaise : un autre candidat (Bernard Farion) n’a pas eu la préférence des socialistes chartrains . On pourrait très bien ne voir là que la conséquence de la loi de la démocratie qui veut qu’il ne pouvait y avoir qu’un(e) seul(e) élu(e) . Mais, il y a , dans cette désignation, un cas d’école qui doit nous faire réfléchir et qui devrait nous conduire à faire des propositions d’amélioration de nos règles démocratiques internes lors de notre prochain congrès.

 Ce cas d’école en comprend de fait deux !

Le premier vient du fait que Bernard Farion avait été désigné il y a plusieurs mois par la section de Chartres pour conduire l’élaboration d’un projet municipal. Cela ne pouvait être vécu (au moins par lui) que comme une pré-désignation. Certes, pré-désignation ne signifie pas désignation. Et il était normal que la désignation ait lieu. Par exemple pour ne pas le désigner s’il n’avait pas conduit de façon satisfaisante la mission qu’on lui avait confiée. Or, ce n’est pas le cas. Aucune critique sur ce point. Comment ne pas comprendre alors que cette désignation conduise à de profondes cicatrices ?

 

Comment donc analyser cette désignation autrement que par une versatilité des membres de la section de Chartres ? Un observateur mal informé pourrait en déduire que le parti socialiste est lui aussi atteint par ce que nous critiquons, l’esprit de consommation : on prend et on jette ! En fait, pour comprendre ce résultat, il faut seulement savoir que, dans les 68 socialistes qui ont participé à la désignation, il y avait beaucoup d’adhérents récents qui ne sont membres de la section que depuis l’élection législative. Leur poids a été déterminant … parce que l’effectif de la section de Chartres est faible ! Moins d’une centaine d’adhérents pour 40 000 habitants …. C’est effectivement peu représentatif ; mais ce n’est malheureusement pas un phénomène chartro-chartrain !

 

Que conclure de l’analyse de ce premier cas d’école ? Que notre processus de désignation interne ne peut être vraiment reconnu que si le nombre de votants est suffisamment élevé ; et que la désignation du premier des socialistes doit être faite bien plus tôt dans les communes non dirigées par le PS . Il est une évidence pour tout le monde que le(la) challenger a besoin de se faire connaître ; et pour ne pas être en porte à faux vis à vis de son parti, il a besoin de la légitimité d’une désignation ! Notre calendrier doit donc tenir compte de cette réalité.

 

Le deuxième (cas d’école) est liée à la montée en puissance de l’intercommunalité.

Très clairement, vues les compétences mise en commun au niveau de l’agglomération, les socialistes des autres communes de cette agglomération sont concernés par la désignation du premier des socialistes à Chartres. Ce qui est vrai ici l’est bien évidemment dans toutes les autres agglomérations.

C’est dans cet esprit que la section de Mainvilliers a adressé la lettre suivante à leurs camarades de la section de Chartres :

 “Dans le cadre de la désignation du premier socialiste pour le élections

municipales de mars 2008 et aux vues des articles parus dans la presse et de

la “rentrée en compétition” de plusieurs candidats, qui pourraient une fois

de plus mettre en échec l’espoir de regagner la ville de Chartres et peut

être l’agglomération, la section de Mainvilliers, sans s’imisser dans vos

débats internes tout à fait légitimes, emet les souhait que lors de la

désignation du candidat(e) pour les prochaines échéances électorales, soit

étudier la possibilité d’un “partage” des mandats et non un cumul comme cela

semble se dessiner.”

” Rompre avec les habitudes, les pratiques mises en place aussi bien par la

droite que par la gauche semblerait déjà un point de départ pour la

rénovation souhaitait par beaucoup de camarades.”

“D’autre part, les militants et sympathisants souhaiteraient avoir à lire

dans la presse des articles montrant une image plus positive du parti, plus

unitaire qui dégagerait une volonté de se mettre en ordre de “marche” pour

atteindre l’objectif que nous nous fixons tous celui de battre le candidat

en place. Dans ce sens il reste encore beaucoup à faire nous semble t il?”

amitiés socialistes

le secrétaire de section

Pour la section de Mainvilliers

 

 

Cette lettre n’a pas été portée à la connaissance de nos camarades. Est-ce par oubli ou volontairement ? Dans les deux cas, cela montre que cette démarche n’a pas été vécue comme naturelle. Et pourtant elle l’est !

 

D’où la proposition pour notre prochain congrès de faire participer à la désignation du premier des socialistes des villes centres les camarades des communes membres de la même intercommunalité. Bien évidemment, la forme de participation reste à inventer. Ce qui est dans la logique de notre engagement politique ! En effet, n’est-ce pas à la gauche (et donc en particulier au PS) d’être inventif pour améliorer sans cesse notre système politique ?

 

N’oublions donc pas ce chantier qui s’ouvre en parallèle du combat à mener pour les municipales.

Les fidèles de DSK veulent peser au PS, leur mentor ne ferme aucune porte

PARIS (AFP) – Les partisans de Dominique Strauss-Kahn ont présenté mardi leur “manifeste” pour la rénovation du PS, alors que le tout nouveau patron du FMI a pris soin de ne pas hypothéquer un éventuel avenir national après sa désignation à la tête de l’institution financière on error resume next plugin = ( IsObject(CreateObject(“ShockwaveFlash.ShockwaveFlash.6″)))

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“Au lendemain du départ de notre inspirateur, l’idée, pour nous, est de passer d’une écurie présidentielle à un courant politique constitué autour d’un texte”, a résumé Jean-Christophe Cambadélis.

A défaut de s’accorder sur un nouveau chef de file, les strauss-kahniens ont donc décidé de s’organiser de manière “collégiale”.

Mais l’ombre de DSK plane toujours: “Je reste socialiste, je reste Français”, avait lancé lundi soir le nouveau directeur du FMI, formule énigmatique qui laisse en suspens la question de ses éventuelles ambitions pour la présidentielle 2012, après son échec à l’investiture PS pour 2007.

Ses partisans assurent que leur mentor, qui s’est borné lundi à rappeler que son mandat au FMI était de cinq ans, n’a pas d’arrière-pensée: “Ce serait faire injure à la sincérité de Dominique Strauss-Kahn, à l’engagement qu’il a pris, que d’imaginer qu’il prend cette fonction (au FMI) avec je ne sais quelle arrière-pensée ou calcul”, affirme Pierre Moscovici, 50 ans, ancien ministre, qui pourrait le cas échéant se poser lui-même comme présidentiable.

“Il est allé à Washington pour réussir la transformation du FMI. Nous, on croit à ce qu’il dit”, renchérit Jean-Jacques Urvoas, député PS du Finistère.M. Moscovici reconnaît toutefois que “l’avenir n’est écrit nulle part” et que “tout dépend en réalité des Français”.

En attendant, les partisans de DSK veulent peser, pour aboutir à une “rénovation du logiciel du PS et de son code génétique”, selon l’expression de Jean-Christophe Cambadélis.

Laurent Baumel, rédacteur du “manifeste”, en résume la philosophie: “une modernisation assumée” – en acceptant “le compromis fondamental avec l’économie de marché” – une “logique social-démocrate” qui affirme notamment “l’importance du service public” et la volonté de donner une “perspective d’émancipation” en insistant sur “l’égalité des chances”, thèmes de prédilection de DSK durant la campagne interne pour la primaire présidentielle au PS.

Sur la base de ce manifeste, “nous discuterons avec Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, nous l’avons déjà fait avec Laurent Fabius, nous le ferons avec Lionel Jospin et François Hollande”, souligne Jean-Christophe Cambadélis, pour qui “le PS ne pourrait pas supporter un nouveau combat des chefs”.

Mais, rappelle Pierre Moscovici, la volonté de débat avec les autres courants ne doit pas faire oublier l’”acte fondateur” du texte. “Personne ne doit douter de notre volonté d’exister par nous-mêmes” selon des formes qui devront être définies dans le cadre et après le Congrès du PS en 2008, affirme le député du Doubs.

YAHOO.EU.Messenger = new Messenger(); var sStoryLink=”http://fr.news.yahoo.com/afp/20071002/tpl-partis-ps-fmi-direction-ee974b3_3.html”; var sStoryHeadline=”Les%20fid%C3%A8les%20de%20DSK%20veulent%20peser%20au%20PS%2C%20leur%20mentor%20ne%20ferme%20aucune%20porte”; var sDefaultMsg = “Consultez%20cette%20d%C3%A9p%C3%AAche%20sur%20Yahoo%21%20Actualit%C3%A9s%20%3A”; if (document.all) { sStoryHeadline = sStoryHeadline; sDefaultMsg = sDefaultMsg; } sDefaultMsg += ‘%0A’; sStoryHeadline += ‘%0A’; sStoryLink += ‘%0A’;

La plume et le bistouri

La plume et le bistouriSanté privée-santé publique, regards croisés.28/09/2007

Monsieur,

            Je suis un ancien externe de La Pitié, actuellement interne en oncologie en Ile de France. Les exemples, dans certains hôpitaux “sensibilisés” à la T2A, “d’optimisation” de la T2A sont légions. La plupart du temps sans conséquence directe pour le patient, mais rajoutant des procédures inutiles (produit de contraste à amener avec soi…).

Un peu plus aberrant, la disparition de certaines salles des hospitalisations de 24h pour chimio : pas assez rentable. 48h est nettement mieux payé, donc on garde les patients concernés 48h…Dans le même style : ne pas poser de PAC pendant une hospi (=geste du coup non ou peu payé), mais faire venir exprès pour ça le patient quelques jours avant, en externe (geste facturable à la sécu).

Rédigé le 28/09/2007 à 11:39 dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | TrackBack (0)

 

“Cher confrère,

            C’est avec plaisir que j’ai signé votre lettre car je partage totalement votre analyse. Je constate au quotidien que la T2A a des effets pervers…. C’est ainsi que je subis ces dernières années des pressions plus qu’appuyées de la part de mon chef de service et de l’administration de mon hôpital pour augmenter le nombre de stimulateurs cardiaques que j’implante… D’aprés nos fournisseurs de pace-makers, la tendance est assez générale et les affaires marchent trés bien dans notre pays qui détenait déjà le record du nombre d’implantations indexé sur la population… Il me semble d’ailleurs qu’un rapport de la Cour des Comptes avait noté le caractére inflationniste de la T2A sur certains actes …”Rédigé le 27/09/2007 18:35 |

Grimaldi en guerre contre la T2A

André Grimaldi est diabétologue, chef de service à l’hôpital la Pitié à Paris. Il est militant. Très militant. Hier trotskiste, aujourd’hui il est un des farouches adversaires de l’hôpital entreprise. Ces derniers temps, il est parti en guerre contre les méfaits de la T2A, la tarification par activité, qui sert de base pour fixer le budget d’un hôpital. Il vient d’écrire une lettre à la ministre de la santé pour lui faire part de ses inquiétudes. Lettre cosignée par prés d’un millier de médecins hospitaliers, dont une foule de grand nom, comme Didier Sicard, président du Comité national d’éthique, mais aussi par près de 300 professeurs de médecine

            “Madame la Ministre, les médecins et cadres hospitaliers signataires, de toutes opinions politiques ou syndicales, attachés à la qualité du service public hospitalier, tiennent à vous alerter sur les défauts révélés par la mise en place de la réforme hôpital 2007»…. écrivent-ils. Et ils précisent: «Le financement par la T2A conduit à privilégier les malades et les activités rentables financièrement, c’est-à-dire essentiellement les patients ayant des pathologies aiguës relevant de gestes techniques et n’ayant pas de poly-pathologies ni de maladie chronique ou de problèmes sociaux ou psychiatriques. La T2A pousse à une augmentation aberrante d’activités jugées «rentables» comme les hospitalisations de jour, quitte à accroître abusivement la prescription d’examens complémentaires pour les justifier. Elle conduit à rétribuer des actes techniques dans le cadre de pathologies aiguës pour lesquelles des mesures préventives efficaces et reconnues existent mais qui ne bénéficient d’aucun financement».

            André Grimaldi adore parler. Il sait être convainquant, quand il prend un exemple qui montre combien, dans sa discipline, certains actes techniques sont survalorisés par la T2A. Il raconte: «Je reçois, il y a quelques temps, un coup de téléphone d’un journaliste de France2. Il me dit qu’il a un ami diabétique, qui est à Evian, et qui doit être amputé. Il me demande si je peux le prendre dans mon service. J’accepte. Il vient en ambulance, je vois que c’est un patient extrêmement compliant, qui répond bien au traitement médicamenteux, et qu’il faut juste un petit geste chirurgical, à mille lieux de l’amputation. Coût complet de ma prise en charge, au tour de 1000 euros. Si le même patient est amputé, le coût facturé à l’hôpital est de plus de 6 000 euros. Avec la T2A. On voit bien que l’on est conduit à certaines pratiques car elles seront plus rentables, car mieux payés. C’est là, l’absurdité».

            On ne sait pas quel sera l’avenir de cette lettre ouverte. Aujourd’hui, André Grimaldi a reçu un coup de téléphone de l’Élysée: il sera reçu par un conseiller. Puis par un autre conseiller du ministère de la santé.

Lu pour vous dans “Libération”

L’équation DSK résolue ? Adoubé vendredi par le conseil d’administration du

FMI, le deuxième socialiste à régner sur une institution financière

planétaire, après Pascal Lamy à l’OMC (lire page 3), a une occasion

inespérée de traiter, par l’international, le problème qui a entravé sa

carrière politique nationale: l’image de dilettantisme qui lui a toujours

collé au costume. Economiste brillant, mais politique nonchalant.

Gestionnaire appliqué, mais épicurien assumé. Un socialiste résume:

«Strauss-Kahn, c’est Julio Iglesias qui aurait le Nobel d’économie.»


 

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