Vous pouvez me discriminer, je me soigne

extraits d’un article de la revue de “besoin de gauche”

Riposte de ce dimanche 10 mai avait pour titre «
liberté, égalité, diversité ? ». Quand je peux, je ne
rate jamais Serge Moati et son verbe aiguisé, sa
gestuelle drôle et sympathique et son intelligente
présentation des thèmes abordés et l’interpellation
dynamique de ses invités.

Et bien oui ça discrimine en France et à toute allure
et tout le monde en prend pour son grade ! C’est la
culture du pays, c’est le mode de fonctionnement,
de pensée ! Chacun son territoire, chacun son
ghetto, chacun ses références, chacun ses codes.
Les bobos s’enferment dans des banlieues
pavillonnaires aux portails fermés comme des
bunkers, les riches résident dans des quartiers
cossus sans âme et sans couleur où ils peuvent
jouer les maîtres du monde sous les dorures, les
pauvres et les immigrés s’empilent dans les tours
des cités, les parvenus deviennent propriétaires
d’appartement presque semblables aux HLM, etc.
Et puis, il y a les femmes, exclues encore
aujourd’hui dans de nombreuses professions ou
lorsqu’elles y parviennent, leur salaire est souvent
inférieur à celui des hommes. Et puis il y a les
handicapés, à qui je pense partout où je vais, en
me demandant comment ils peuvent accéder à
tous les endroits auxquels je me rends. Et puis, il y
a les personnes âgées pour qui la société n’a que
peu d’égards. Et puis il y a les jeunes, soupçonnés
régulièrement de ne servir à rien si ce n’est qu’à se
rebeller, contester ou patauger en attendant de
trouver leur chemin. Sans oublier ceux dits de la
diversité, dont une minorité vient jeter les soupçons
de toutes les malhonnêtetés sur une majorité.
Et puis, c’est ainsi dans ce pays, personne ne
tolère l’Autre dès lors que dans ses cases il lui
manque des points pour être son copain.
C’est un peu fort comme caricature, je le concède
mais ces raccourcis ne le sont pas tant que cela si
l’on creuse bien dans le mille feuilles des couches
humaines de notre société. La cohésion nationale
est en lambeau, l’individualisme exacerbé par la
crise et les solidarités collectives ensevelies sous
des réformes au son de la loi du plus fort et du plus
riche.
Alors, j’ai envie de dire, à tous ces essayistes, dont
pour certains, l’on peut se demander leur légitimité
pour parler de moi, que le problème de la
discrimination est un problème culturel, d’état
d’esprit, de mentalité. Mais c’est surtout et en
premier lieu une question individuelle, puis collective
en second, et qui vient en dernier se poser dans la
société quand on s’y confronte. Et c’est dans cette
société, justement, que l’exclusion fait ses victimes
à coup de discriminations aux multiples visages,
aux mille et une raisons dont aucune n’est
acceptable, supportable.
Pour autant, s’il y a un remède qui n’est jamais
abordé ; c’est bien celui la recherche de la paix
avec soi même quant à sa diversité, son parcours,
son histoire et c’est sans doute par là que chacun
doit commencer.
Bien sur que de vivre dans un pays où ses parents
se sont exportés, apportant avec eux une culture
forte tout en l’entretenant pour certains, une
religion, ou des traditions n’est pas chose aisée.
Mais la société ne pourra jamais régler cette
ambiguïté, cette contradiction individuelle, cette
confrontation multiculturelle même si le parcours
que l’on y fait, les rencontres que l’on peut créer (et
je ne crois pas à la chance), contribuent à trouver
une harmonie entre les origines de ses parents et
tout ce qui fait le pays dans lequel on est nait.
Il est des chemins que personne ne peut faire à
notre place et il est grand temps d’aborder la
question de la psychothérapie, de la psychanalyse
ou bien encore de l’ethnopsychiatrie.
Il faut que cette diversité soit d’abord pour soi
même une source de richesse qui vient épanouir
notre vie.
Il faut admettre et comprendre que devenir
Français, quand on a des parents immigrés, ne
s’incruste pas dans nos pores et notre cerveau à la
seconde où l’on a respiré l’air de la France.
On le devient en grandissant et la carte d’identité
nationale n’a pas, une fois mis dans sa poche, le
pouvoir de vous transformer en un Albert ou une
Jeanne dont 5 générations habitaient la Nièvre.
Non, il faut du temps, de la douleur, de la
souffrance, s’interroger et ne pas avoir peur des
réponses pour que l’on se sente à la fois Français
et fière du visage de ses parents, de leurs langues
et de leurs cuisines, de leurs vêtements et de leur
rythme de vie, du pays d’où ils viennent et pourquoi
pas, s’y rendre régulièrement.
Il faut du temps pour chasser la puanteur de la
discrimination qui s’infiltre dans nos vies même
quand on n’a rien fait ou rien demandé, et qui se
pointe juste à la vue de notre visage ou de notre
couleur de peau, à la consonance de notre
prénom, ou l’énoncé de notre adresse.
Il est grand temps que les discriminés, ceux pour
qui la société ne peut rien si ce n’est nous proposer
des plateaux télévision où le jargon employé,
entendu mille fois, a fini par devenir un refrain
détestable, de se retrousser le cerveau pour aller
voir tout seul ce qui s’y passent, d’y retirer les
épines et de revenir dans la société avec l’esprit
clair quant à sa diversité et des lunettes floues pour
ne pas voir ceux qui discriminent.
Peut être qu’en faisant le sourd et l’aveugle, avec
en bandoulière le drapeau français, et dans un petit
coin de son cerveau celui d’où viennent ses
parents;
Peut être qu’avec l’esprit soigné, apaisé et une âme
de conquérant quant à sa place dans la société ;
Peut être que délesté du doute quant à sa
citoyenneté française,
Peut être qu’en commençant par soi même,
d’abord pour soi et rien que pour soi,
Et bien ceux qui animent la discrimination finiront,
face à l’harmonie trouvée des citoyens de la
diversité, par se fatiguer d’hurler à la différence ne
trouvant plus d’écho à leur intolérance.
Et puisque sur le sujet, les expériences sont
tendances, j’ai choisi la mienne :
- Vous pouvez me discriminer ; je me soigne !

lettre à notre première secrétaire nationale

Chère camarade,

 

Au lieu de voter contre le projet de liste pour l’inter-région Centre – Massif central et satisfaire des médias qui ont commencé à se repaître de nos problèmes, nous avons décidé de te faire connaitre les raisons qui auraient pu et même dû nous conduire à agir ainsi.

Elles sont au nombre de deux :

La première tient au fait que l’Eure-et-Loir n’est pas représentée dans cette liste qui, de façon générale, ne tient pas suffisamment compte des territoires de cette inter-région comme d’autres. Ce qui, dans un contexte d’élection qui sera déjà très difficile, ne fera qu’ajouter un handicap supplémentaire et risque de démobiliser nos militants, qui ont réagi très négativement dans les réunions de sections. Trois candidats pour une simple suppléance et n’en accorder aucune, c’est extrêmement dommageable.

La deuxième est plus générale et est liée au fonctionnement de notre Parti, où l’on a l’impression que l’on remet toujours à demain l’impérieuse nécessité de rénovation. Ces élections européennes auraient pu en être la première occasion en organisant un vaste débat  ayant pour but de faire participer le maximum de camarades et sympathisants. Cela n’a pas été le cas, une fois de plus ! Bien évidemment, nous ne sous-estimons pas l’énergie nécessaire pour aller dans cette direction mais nous sommes persuadés que nous n’avons pas d’autre choix !

Au final, c’est de nouveau la logique des « écuries » (nous faisons le distinguo avec les motions, qui expriment des différences sur les contenus), qui a primé sur toutes autres considérations, ce qui n’est pas surprenant compte tenu de nos règles actuelles de fonctionnement. Mais cette logique est contraire à la demande d’authenticité et de proximité de nos concitoyens, que renforce le mode de scrutin adopté actuellement dans notre pays pour les européennes.

Au final, nous n’avons pas voulu sanctionner la direction nationale en votant contre ce projet de liste mais nous te demandons avec la plus grande insistance, d’une part, de chercher à améliorer la constitution de celle-ci par une meilleure prise en compte des territoires, et d’autre part, de mettre en œuvre dès maintenant la rénovation sans laquelle nous continuerons de « végéter ». Cela signifie pour nous que notre Parti débatte et tranche sur tous les sujets qui le méritent, par l’organisation de nombreuses conventions thématiques, mais aussi renforce son organisation interne et mette en débat là également les décisions essentielles (mode de désignation de nos instances internes et de notre candidat(e) à l’élection présidentielle).

Souhaitant contribuer ainsi à l’amélioration de l’image qu’ont nos concitoyens de notre Parti, nous t’adressons nos salutations socialistes les plus cordiales.

Jacques A, Jean-Jacques C, Célestin D-D, Dominique E, Jacques F, Maurice J.

 

Petit questionnaire pour tester sa perception du corps électoral

 

En 1999,

Quel était le pourcentage d’ouvriers en France ?     19,4% ;    29,4% ;    39,4% .

Quel était le pourcentage de retraités ?    20% ;    25% ;    30% .

Quel était le pourcentage d’artisans et petits commerçants ?    5% ;    10% ;    15% .

Quel était le pourcentage d’inactifs ?    4,8% ;    8,8% ;    12,8%.

 

A l’élection présidentielle de 2007,

Pour qui les ouvriers ont-ils voté le plus ?    JM Le Pen ;    N Sarkozy ;    S Royal ;

Pour qui ont-ils voté le moins ?    F Bayrou ;    MG Buffet ;   O  Besancenot.

Pour qui les personnes âgées (+ de 65 ans) ont-elles le moins voté?    JM Le Pen ;    F Bayrou ;    S Royal.

Pour qui les jeunes (18-24 ans) ont-ils le moins voté ?    JM Le Pen ;    N Sarkozy ;    O Besancenot ?

 

Au deuxième tour de l’élection présidentielle,

Qui a eu 59% des votes des ouvriers ?    N Sarkozy ;    S Royal.

Qui a eu 64% des votes des personnes âgées ?    N Sarkozy ;    S Royal.

 

envoyer votre réponse à jj.chatel@wanadoo.fr

 

 

Où il deviendra évident que le gouvernement actuel n’est pas un gouvernement d’ouverture

L’ouverture en politique ce n’est pas d’accueillir ceux qui trahissent leurs camps ; non,

l’ouverture politique c’est entendre le camp d’en face quand la situation nationale impose de dépasser ses

propres convictions économiques. Si ce gouvernement est véritablement un gouvernement d’ouverture

c’est maintenant, face au danger imminent de dérapage dans la crise, qu’il doit en faire la preuve

 

 

.

histoire et réalité!

Le petit Nicolas revient de l’école et demande a son père :

- Papa, j’aurais besoin de tes lumières. Pourrais-tu me parler de la politique ? J’ai un devoir là-dessus à rendre pour demain.

 

Après un instant de réflexion son père lui répond :

- Bien, je pense que la meilleure méthode pour t’expliquer tout cela est de faire une analogie avec notre famille. Je suis le capitalisme car je nourris la famille. Ta mère est le gouvernement car elle contrôle chaque chose. La bonne est la classe ouvrière car elle travaille pour nous. Toi tu es le peuple et ton petit frère c’est la future génération. En espérant que cela puisse t’aider.

- Merci papa, dit le petit Nicolas. Je ne comprends pas tout mais je vais y réfléchir.

 

Dans la nuit petit Nicolas est réveillé par les cris de son frère. Il constate que ses couches sont sales.

 

Il se rend dans la chambre de ses parents et essaie de réveiller sa mère sans succès. Il remarque que la place de son père est vide. Il cherche son père et le retrouve au lit avec la bonne. En désespoir de cause il retourne se coucher.

 

Le matin suivant, au petit déjeuner il dit a son père :

- Papa, je crois que cette nuit j’ai tout compris a la politique.

- Excellent mon garçon et qu’as-tu appris ?

- J’ai appris que le capitalisme baise la classe ouvrière tandis que le gouvernement roupille, ignorant le peuple et laissant la génération future dans la merde.

en direct d’Alfortville

Assemblée générale de besoin de gauche

Alfortville ; 25/01/2009

Quelques unes des interventions

A noter qu’un dossier était remis à l’entrée à chacun des participants, dossier comprenant les textes envoyés par mèl il y a quelques jours.

Introduction de Pierre Moscovici :

-          Ne sous estimons pas Nicolas Sarkozy qui a mis l’UMP en ordre de marche

-          Contribuons à construire les conditions de la victoire en 2012 ; pour cela, ne soyons ni des béni oui-oui, ni des tontons flingueurs vis-à-vis de la direction du PS.

-          Portons nos « exigences » : travailler sur le projet (conventions thématiques) ; s’opposer intelligemment ; être clair sur l’Europe ; ouvrir le parti (primaires) ; rassembler les réformistes.

Un camarade de S&D ayant rejoint la motion A dès la contribution informe qu’il y aura une réunion de la motion A le 14/02 prochain.

Sur la situation du parti et dans le Parti :

-          Pour un scrutin à deux tours sur les motions , le(la) premier(ère) signataire de la motion arrivée en tête au deuxième tour ayant vocation à être premier(ère) secrétaire.

-          Pour des primaires ouvertes à 4 millions de sympathisants de gauche (au lieu de 200 000 adhérents actuellement) ; primaires organisées par le PS sur inscription et avec une participation financière minime. Le rôle du (de la) militant(e) est modifié dans ce cas : il (elle) a la charge de faire campagne auprès des sympathisants … bref de faire de la politique ! Actuellement, notre candidat(e) a le choix entre deux options conduisant à la défaite : soit il (elle) colle au Parti et ne se fait pas accepter de l’électorat, soit il (elle) « décolle » du Parti et est rejeté(e) de celui-ci !

-          Pour demander l’organisation de conventions fédérales y compris sur la méthode de désignation de notre candidat(e) à l’élection présidentielle ; et les organiser nous même si le parti ne le fait pas ?

Sur les élections européennes :

-          Ne surtout pas revenir au débat institutionnel

-          Axer sur la nécessité de la réorientation de la politique européenne

-          Faire campagne sur le manifesto (élaboré par le PSE)

-           le triptyque  européen est « paix, prospérité, démocratie » ; il faut y ajouter « politique extérieure, moyens stratégiques de celle-ci , débat sur les énergies et l’aide au développement.

-          Il faut plaider pour une gouvernance mondiale (réforme OMC, FMI, …) ;

-          L’Europe doit être un projet politique !

-          Actuellement, le PS fait trop de « patinage sur place » sur cette question.

Sur la réforme des collectivités locales

-          Il est inacceptable d’avoir deux types de scrutin différents pour les régionales : uninominal en milieu rural et à la proportionnelle en milieu urbain.

-          Pour améliorer la lisibilité des compétences, on pourrait imaginer qu’au maximum deux collectivités financent le même projet ou qu’au minimum la collectivité proposant le projet finance au minimum celui-ci à 40%.

-          Une solution qui pourrait faire un consensus assez large pourrait être d’élire les conseillers généraux et régionaux sur des listes présentées au niveau de la circonscription législative (celle-ci ayant maintenant une taille démographique proche).

-          Pourquoi la modernité serait-elle synonyme de suppression de strates (niveaux) territoriales (territoriaux) ?

-          Pourquoi ne pas aller vers un fonctionnement en « couple » ?:  Couple entre communes et conseils généraux ; couple entre conseils régionaux et Etat …

-          Le plus important est de définir l’articulation des compétences de chacun des échelons territoriaux.

-          L’expérimentation n’est pas à rejeter

-          Attention ! La droite va argumenter sur la proximité et la proximité n’est pas synonyme (en général) de politiques structurelles. Un(e) élu(e) de proximité (comme un conseiller général) aura tendance à « faire ses courses pour son territoire ».

Sur la crise actuelle :

-          Elle est triple : crise de la bulle immobilière et bancaire aux USA ; crise du système financier (les règles prudentielles ont été détournées); crise des régulations mondiales (les notations ont perdu en crédibilité). Elle risque d’être durable (2, 3 ans, …)

-          Lueur d’espoir : le plan américain de B Obama

-          En Europe, il faudrait une politique coordonnée : baisse uniformisée de la TVA, …

-          En France (comme dans les autres pays), il faut aider l’innovation, les PME, la croissance verte, la réalisation d’infrastructures.

-          Ne faut-il pas surtout parler de rééquilibrage en faveur des salaires de la répartition de la valeur ajoutée ?

-          L’un des problèmes n’est-il pas l’évolution des fonds de pension vers des fonds souverains ? Avec spéculation sur les matières premières.

-          Les délocalisations rampantes actuelles concernent les services (vers l’inde, la Pologne, …)

-          Il faut redéfinir des politiques régionales industrielles (comme la Bavière, la Catalogne, Grenoble, …)

Sur les politiques sociales

-          Il faut là aussi définir des paramètres de régulation

-          Notre système scolaire est trop sclérosé ; il renforce les inégalités.

-          Ne pas oublier (avoir peur !) de rappeler l’efficacité des politiques sociales

-          Ne pas avoir pour but que de réparer mais aussi d’anticiper, de prévenir.

-          Ne pas cacher que cette politique aura un coût mais rechercher les solutions les plus efficaces!

-          Travaillons réellement à la mise en place de la sécurité sociale professionnelle.

Intervention de François Hollande

-          J’aurai pu dire « vous avez critiqué la synthèse, appréciez la division … »

-          La droite française s’est unie comme jamais

-          Ne pas sous estimer la lucidité de nos concitoyens qui savent qu’on ne peut pas tout promettre ; il faut affirmer des valeurs, porter le « récit de la France », et faire 4 ou 5 propositions fortes autour de l’emploi, de la santé, de la répartition des richesses, de l’éducation sans oublier l’Europe et l’international …

Clôture par Pierre Moscovici (discours qui doit être publié ; sur son blog ?)

Nous devons avoir  2 objectifs : penser la social-démocratie de notre temps et aider le PS à se préparer à l’échéance de 2012.

Nous avons « 4 marqueurs » : la politique économique et social ; un engagement européen sans faille ; un discours de vérité ; un parti franchement rénové.

un point de vue sur Michel Rocard

à voir sur le blog de Pierre Moscovici

intéressant! A lire donc…

encore d’accord avec Pierre Moscovici

Plusieurs d’entre vous m’ont demandé ce que je pensais des déclarations de Benoit Hamon au magazine « Bretons ». Eh bien, disons le sans langue de bois, je n’ai pas aimé du tout. La rhétorique – contre les « royalistes » qui auraient « dans le sang ce poison de la division dans des proportions que l’on n’a jamais connues auparavant », dont la « rage » se tournerait contre la direction plus que contre la droite – m’a déplu. Et la poursuite de cette guerre interne est stérile. Benoît est maintenant le porte-parole du Parti Socialiste, de tout le Parti, il a d’autres responsabilités, qui appellent un autre langage, que celle d’un chef de courant. Non, je n’ai pas aimé – comme je n’avais pas aimé les tentations judiciaires, les propos méprisants, la victimisation de certains amis de Ségolène Royal. Je ne crois pas que notre parti soit condamné à l’opposition, soigneusement mise en scène, complaisamment répercutée par les médias, entre la fermeture et le sectarisme, je ne le veux pas. Ce serait pathétique, c’est déjà ridicule. Que notre mouvement revienne vite à la raison et à sa raison d’être : le combat contre la droite, l’affirmation d’idées et de valeurs. Cela passe par le rassemblement dans la diversité. Croyez que je vais y contribuer fortement en 2009.

Pour que demain ne soit pas pire qu’aujourd’hui …

 Nous n’avons pas choisi collectivement de renoncer à inviter l’élection présidentielle au menu de notre congrès. Bien sur, cela n’a pas été dit clairement mais toutes les postures étaient prises en fonction de cette échéance. Et, ce qui devait arriver arriva : un parti coupé en deux avec des « camps » remontés l’un contre l’autre. En plus de cela, quelques voix seulement vont séparer la gagnante de la vaincue.

Nous sommes donc dans la pire des situations annoncées en particulier par Pierre Moscovici.

Que faire pour ne pas « descendre encore plus bas » (dans la perception qu’ont de nous nos compatriotes) ?

Déjà éviter de porter la question des votes en justice ! Certes, il faut vérifier  les votes de chaque section (dans chaque département) et ensuite de chaque fédération au niveau national mais c’est à nous (parti socialiste, toutes motions confondues) de le faire. Demander à la justice d’intervenir ne peut que salir un peu plus notre parti. Qui y a intérêt ? Ni les militants, ni les français ! Certes, il y a des améliorations à apporter dans notre fonctionnement mais autant il faut AGIR en interne, autant il est CONTREPRODUCTIF de critiquer en extérieur.

Ensuite, il faut trouver les moyens d’agir ensemble. Cela ne va pas être simple. Et pourtant, il va falloir débattre entre nous de ce qui nous divise : quelle procédure pour la désignation de notre candidat à la prochaine élection présidentielle ? Quelle Europe proposer avec nos partis frères européens ?  Quel choix énergétique pour demain ? …

Pour que ceci devienne possible, il faut réinstaller la confiance ; la confiance demande la transparence ; et la transparence ne pourra être possible que si nos règles de fonctionnement soient définies, claires et connues de tous. Nous avons fait en sorte que ceci soit possible au niveau fédéral (la « balle » est maintenant dans le « camp de la motion E »). Je suggère de faire quelque chose de semblable au niveau national.

Résultats du deuxième tour en E&L

 

Les voici : 718 inscrits ; 362 votants ; 360 exprimés.

Martine Aubry : 184 voix (soit 51,11%)

Ségolène Royal : 176 voix (soit 48,89%).

Analyse par rapport au premier tour :

Il y a eu 5 suffrages exprimés en moins.

Benoit Hamon (candidat du premier tour non présent au second) avait obtenu au premier tour 95 voix.

La question est donc de connaître la ventilation de 90 voix (95 – 5).

En première approche, 73 se sont portées sur Martine Aubry et 17 sur Ségolène Royal.

Analyse par rapport à la primaire des dernières présidentielles :

Il y avait eu 181 voix exprimés de plus dont 159 s’étaient portées sur Ségolène Royal et 22 sur les deux autres candidats.

Quoi dire de plus ?

Qu’il n’y a que 8 voix d’écart globalement mais que les résultats varient énormément d’une section à l’autre.

Il y a :

les sections dans la « norme départementale » (où l’écart est très faible , avec des pourcentages compris entre 45-55 et 50-50) : , Nogent le roi et Vernouillet.

Celles où l’écart est faible (pourcentages compris entre 40-60 et 45-55) : Brou-Bonneval-Cloyes , Chartres, Lucé et Mainvilliers.

Celles où l’écart devient plus important (pourcentages compris entre 30-70 et 40-60) : Chateaudun, Dreux, Maintenon et Pays de beauce.

Et enfin celles où l’écart est très important (pourcentages compris entre 0-100 et 30-70) : Amilly, Courville, Illiers, Luisant, Nogent le rotrou, Senonches et Vallée d’avre.

PS : sont indiquées en italique les sections ( 11 sur 17) ayant voté majoritairement pour Martine Aubry.

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